Les conclusions de la réunion du comité central du Parti des travailleurs (PT) ont été présentées, hier, lors de la conférence de presse animée par la secrétaire générale du PT. Elle a estimé que cette cession était «un succès total» du fait même qu’elle s’est déroulée dans un contexte difficile, marqué par de «nombreuses entraves» et «attaques contre le multipartisme», comme le cas du RCD. Elle a aussi estimé que cette rencontre était «une réussite à 100% à cause de l’intensité et de la qualité de la discussion et des débats politiques sur la situation nationale, régionale et internationale».
Louisa Hanoune a ainsi annoncé que suite à ces deux jours de travaux, le PT s’est attelé à élaborer un plan de travail qui consiste en premier lieu à rassembler toutes les forces militantes du PT, qui ont été dispersées suite à une «cabale» et «d’intensifier les nouvelles adhésions» des sympathisants du parti. Concernant l’intervention sur le terrain, la secrétaire générale du PT explique qu’«il s’agit d’apporter notre aide et notre soutien aux travailleurs, aux syndicalistes, aux jeunes et aux étudiants et à toutes les forces qui luttent et qui résistent sur le terrain». Il s’agit aussi pour les militants du PT de trouver les moyens «d’apporter de l’aide aux catégories sociales qui cherchent la voie de l’organisation politique pour se battre et se défendre».
La condamnation récente du militant Khaled Tazaghart a été également abordée par la secrétaire générale du PT, dénonçant un «recul des libertés individuelles et politiques» et s’interrogeant : «est-ce que cette condamnation, c’est pour frapper les esprits et semer la terreur ?» Elle a lancé dans ce cadre un appel à la «libération immédiate» de Khaled Drarni, de Khaled Tazaghart et de tous les détenus d’opinion.
La cheffe du Parti des travailleurs a dans ce contexte dénoncé un «climat de terreur» et de «répression dans un contexte de confinement politique». Louisa Hanoune interpelle les décideurs : «Où en sommes-nous, lorsque, aujourd’hui, nous devons faire face à la criminalisation et à la diabolisation systématique de l’expression de l’opinion politique avec des accusations graves ?»
Par ailleurs, la secrétaire générale du Parti des travailleurs n’a pas manqué d’aborder les conséquences du confinement dans le cadre de la crise sanitaire de la Covid-19, les qualifiant de «désastreuses» sur les plans économique et social. «Des milliers d’entreprises, dont la production est étranglée, sont dans des situations très précaires et il y a un risque de licenciement massif qui accentuerait encore plus la détresse et la misère sociale». Elle a rappelé que le Parti des travailleurs dénonce depuis des mois cette «décision anarchique» du confinement qui a permis, d’un côté, de «restreindre les libertés démocratiques» et, d’un autre côté, «a eu pour conséquence un effondrement économique à cause de la mauvaise gestion de la situation de confinement qui a poussé plusieurs catégories sociales dans la misère, dont des commerçants, des transporteurs, des artisans, des professions libérales. Et qui, même après la levée partielle du confinement, continuent à en subir les conséquences».
Elle a aussi dénoncé l’absence de transport entre les wilayas, appelant à «rétablir la circulation entre les wilayas afin de rétablir l’union du tissu national qui est en train de se déchirer».
Elle a également critiqué la gestion de la rentrée scolaire et les propositions d’annulation de certaines matières dites «secondaires» y voyant le «détricotage des programmes scolaires déjà mal au point et mettant ainsi en danger l’avenir de toute une génération».
Par ailleurs, elle s’est également insurgée contre la mise en place d’une nouvelle classe politique. <