Le ministre des Finances Abderrahmane Raouia, en clôture de la conférence régionale organisée par son département avec la Banque mondiale, intitulée « Une nouvelle économie pour les pays MENA, les jeunes, la technologie et la finance », a annoncé le lancement de la plateforme d’Alger, une plateforme régionale où les jeunes peuvent communiquer et entreprendre des projets en commun.

Un outil important pour un avenir innovant et contesté. « Les recommandations prises durant cette importante conférence auront un écho et pourront être traduites en termes concrets », dira le ministre des Finances. « La réglementation doit changer, les mentalités doivent changer, il faut de la confiance entre partenaires dans cette région », ajoutera Raouia. Il soulignera que ce type de manifestation est important pour un pays comme l’Algérie pour être en contact avec ce qui se fait de mieux ailleurs. Lors de la séance de clôture de cette conférence régionale, le ministre des Finances Abderrahmane Raouia dira : « Notre jeunesse est notre principale atout, elle est décomplexée, on le voit, face à la mondialisation. Ce constat il est là, tous les jours.
Il s’agit de réfléchir comment ces nouvelles technologies prennent leur place dans notre vie de tous les jours. » Pour concrétiser ces objectifs, nos politiques publiques doivent s’adapter, ajoutera le ministre. « Il faut agir rapidement pour ouvrir la voie à l’économie numérique, ne pas avoir peur de la mondialisation. » A ses côtés, le président du Fonds monétaire arabe Abdulrahman Al Hamidy plaidera pour relever le défi du chômage des jeunes dans les pays arabes. « Le secteur financier doit s’adapter et s’intégrer aux autres secteurs, formel et informel », dira-t-il. Lahcene Daoudi, ministre marocain de la Gouvernance, dira que « pour évoluer vers les nouvelles économies, il faut inculquer aux jeunes la culture du changement rapide ». « Si on arrive à changer les mentalités, on arrivera à gagner le pari », ajoutera-t-il. Hafiz Ghanem, vice-président MENA de la Banque mondiale, proposera d’agir ensemble de manière régionale. « La région MENA est en retard par rapport au reste du monde. Les exemples tirés du monde entier lors de la conférence, les jeunes, la finance et la technologie, ont été très clairs », selon lui. Le gouverneur de la Banque centrale de Libye, Sadek Omar El Kaber, estime pour sa part qu’il faut « essayer d’adapter le système éducatif à la vision d’avenir et développer les médias ». Le ministre des Finances de la République de Malte, Edouard Ciclouna, relèvera la nécessité de créer un cadre réglementaire rigoureux qui facilite les affaires et comprend l’entrepreneur dans l’économie numérique.
« Il faut donner la liberté d’avancer », dira-t-il. Enfin, Mohamed Al Maytami, ministre de l’Industrie et du Commerce du Yémen, estime que « le changement et le progrès social nécessitent un environnement institutionnel et politique favorables ».