C’est aujourd’hui que se terminent les Jeux méditerranéens, 18es du nom, dans la ville espagnole de Tarragone. La déception est grande dans le camp algérien où le groupe Algérie est resté très loin de la moisson de la précédente édition, celle de Mersine, en Turquie. A Tarragone, l’Algérie n’a pu réaliser une participation à la hauteur de son rang.

Les défections sont nombreuses notamment dans des disciplines qui d’habitude sauvaient la mise même lorsque la préparation laissait à désirer. L’athlétisme et la boxe ont fait piètre figure face à des nations qui ont imposé l’admiration en montrant des dispositions d’évolution admirables. Des disciplines connues pourtant comme des spécialités algériennes ont été loin du compte, démontrant un manque de préparation flagrant et aussi un défaut de motivation des athlètes à cause d’une carence en encadrement absolument désastreuse. Les sports collectifs ont fait piètre figure. Les athlètes, ces acteurs principaux lors de cette édition de Tarragone, relevaient à chaque interrogation le manque de considération des responsables sportifs à leur égard. Il n’était pas rare d’entendre dire que l’athlète payait de sa poche pour pouvoir s’entraîner et se préparer pour des échéances où l’image de l’Algérie est engagée. Tarragone est incontestablement une édition à oublier pour l’Algérie, l’une des plus mauvaises participations dans l’histoire des JM. Les responsables du sport algérien, à leur tête le nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports, ont du pain sur la planche pour tenter de définir les raisons d’une débâcle. Et les moyens de remettre le train sur rail le plus rapidement possible dans la perspective des échéances futures qui arrivent à grands pas. L’Italie aura finalement dominé cette compétition méditerranéenne, suivie par l’Espagne et aussi la Turquie qui, décidément, est en train d’accomplir de grands pas dans différents sports égalant le niveau des trois puissances sportives régionales que sont l’Italie, la France et l’Espagne.

Un congrès sur les JM à Lisbonne
Ce soir, la cérémonie de clôture verra la remise du drapeau des Jeux méditerranéens à la partie algérienne qui devrait annoncer la prochaine édition prévue dans trois années, en 2021, à Oran. Le ministre des Sport et le président du COA seront présents. La ville d’Oran sera représentée par le wali le P-APC. Cette édition de Tarragone n’aura pas été d’une grande qualité organisationnelle, ce qui devrait soulager un tant soit peu le comité d’organisation d’Oran-2021 qui pourrait mieux faire pour peu que le cahier des charges soit scrupuleusement respecté. A Tarragone, les carences sur le plan de l’organisation se sont ajoutées à une défection du public particulièrement remarquée. Certaines rencontres de handball par exemple se sont jouées devant moins de 100 personnes dans un Palais des sports, d’une capacité de 5 000 spectateurs, spécialement construit pour l’événement. Ce qui a fait dire à certains observateurs que Tarragone est une ville qui ne respire pas le sport d’élite. L’entraîneur de handball de la Tunisie, le Catalan Toni Gerona, a relevé le manque de promotion de ces jeux qui n’ont pas touché le grand public. De son côté, le directeur exécutif des Jeux méditerranéens de Tarragone, Víctor Sánchez, a annoncé un congrès à Lisbonne dirigé par le Comité international des JM. L’objectif de ce congrès sera de promouvoir et d’encourager cet évènement sportif entre les pays du bassin méditerranéen principalement, mais aussi dans le reste du monde. Le directeur exécutif des Jeux, Víctor Sánchez, a tenu à féliciter les participants à cet évènement sportif soulignant que « maintenant plus que jamais, ces jeux sont nécessaires pour remettre à jour les objectifs pour lequel ils furent créés en 1951, l’union des pays de la région méditerranéenne ».