Un système d’information dédié aux Objectifs de développement durable relatifs à la santé (ODD3), sera prochainement mis en place, selon la représentante de la direction générale des relations multilatérales au ministère des Affaires étrangères, Salima Abdelhak.

Une décision qui a été prise à l’issue de l’atelier de sensibilisation et d’informations sur les ODD3, organisé en collaboration avec le système des Nations unies, qui s’est clôturé hier à Alger. «Ce système doit être exhaustif et consultable par tous les indicateurs», indique-t-elle, avant de faire part des recommandations faites par les participants en matière de collaboration, entre autres. Les animateurs de cet atelier ont appelé, en effet, à la consolidation de l’intersectorialité et au partage d’informations, d’expériences pertinentes et des bonnes pratiques. A ce propos, le coordinateur-résident du Système des Nations unies, Eric Overvest, a relevé que les différentes interventions, lors de cet atelier, ont fait ressortir à quel point la génération de données et indicateurs est importante pour atteindre les ODD3 mais aussi pour les 17 autres ODD. «Il est important aussi de consolider la liste nationale des indicateurs en intégrant ceux manquant actuellement pour la mise en œuvre des ODD3», estime-t-il. Parmi les recommandations, également, la valorisation des résultats de la recherche au service de la mise en œuvre des ODD3, en particulier pour la génération des données manquantes, et l’adoption d’approches participatives, société civile, parlementaires, secteur privé, communauté scientifique et usagers. Mettre en place également une plateforme des ODD3 en impliquant tous les secteurs concernés, et ce pour permettre le partage et l’utilisation de l’information en vue de renforcer la coordination, sectorielle et intersectorielle. «Les participants recommandent d’identifier des projets et des initiatives intersectoriels innovants en vue de capter et catalyser des financements de différents partenaires ainsi que de partager les expériences, les bonnes pratiques, y compris les modes opératoires des comités et commissions intersectoriels existant en vue d’une meilleure capitalisation par les différentes institutions», signale la représentante du ministère des Affaires étrangères. Il est important, par ailleurs, souligne-elle, d’impliquer davantage le secteur privé dans l’amélioration du système de santé et du bien-être des citoyens et de renforcer l’appui onusien dans la mise en œuvre des ODD3 en matière d’accompagnement technique et financier. La représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Algérie, Lylia Oubraham, a estimé, dans son allocution de clôture des travaux des groupes de travail, que le plus important objectif de cet atelier a été atteint, à savoir l’aboutissement à une réflexion intersectorielle, impliquant conjointement toutes les parties. «Travailler ensemble et dans le cadre d’une intelligence participative. C’est cela qui garantira la mise en œuvre des ODD3», assure-t-elle.n