PAR INES DALI
Le président-directeur général la major énergétique ENI, Claudio Descalzi, a loué l’Algérie en tant que fournisseur fiable en gaz, allant jusqu’à qualifier les importations de gaz algérien de «vitales» pour son pays, au moment où d’autres pays du continent européen font face à de véritables difficultés en matière d’approvisionnement gazier.
Lors d’une conférence sur l’énergie, tenue avant-hier à Milan (Italie), il a affirmé que «les importations de gaz d’Algérie sont vitales pour l’Italie, car elles remplacent les approvisionnements en provenance de Russie». La part du gaz algérien destiné à l’Italie a augmenté et est encore appelée à l’être au vu de ce qui a été convenu entre les deux pays, notamment l’augmentation de 10 milliards de mètres cubes annoncée en septembre dernier.
Le PDG d’ENI a précisé que «les importations de gaz en provenance d’Algérie couvriraient 38% des besoins de l’Italie l’année prochaine, contre 12% avant la crise ukrainienne», ce qui reste un taux important au regard de la crise énergétique, notamment européenne, dont la fin est encore floue.
«L’Algérie atteindra 27 milliards de mètres cubes l’année prochaine, alors que la Russie comptait auparavant 29 milliards de mètres cubes. Il est crucial que l’Algérie continue comme ça», a ajouté Claudio Descalzi. «Nous nous y rendons tous les 10 jours pour nous assurer que tout va bien», a-t-il fait savoir. Ce n’est pas le premier responsable d’entreprise italienne à avoir reconnu le rôle de l’Algérie dans l’approvisionnement gazier. Des responsables gouvernementaux italiens l’ont également reconnu à plusieurs reprises, ainsi que d’autres hauts responsables de la Commission européenne.
La fiabilité de l’Algérie en tant que fournisseur de gaz à ses clients partenaires européens a encore été soulignée à l’occasion de la tenue à Alger, lundi 10 octobre, de la 4e réunion annuelle de haut niveau du dialogue énergétique entre l’Algérie et l’Union européenne (UE), et du Forum d’affaires Algérie – UE sur l’énergie les 11 et 12 octobre.
«L’Algérie a longtemps été et est toujours un fournisseur important et fiable de gaz naturel pour l’UE», a affirmé la Commissaire européenne à l’énergie, Kadri Simson. A ce titre, l’UE veut «consolider les liens et développer davantage un partenariat énergétique qui soit mutuellement bénéfique aux peuples algérien et européens», a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse, lundi, à l’issue de la 4e réunion annuelle de haut niveau du dialogue énergétique entre l’Algérie et l’UE, qu’elle a co-présidée avec le ministre algérien de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab.
«L’UE et l’Algérie gagneront toutes les deux à augmenter les volumes de gaz algérien potentiellement disponibles à l’exportation vers l’Europe», a encore estimé Mme Simson, ajoutant que cette augmentation pourrait être réalisée «en coopération avec des entreprises européennes, en exploitant de nouveaux champs gaziers» en Algérie.
Avant la Commissaire européenne à l’énergie, la fiabilité de l’Algérie avait encore été mise en avant par un autre responsable de l’UE, à savoir le président du Conseil européen Charles Michel. Il a affirmé, lors d’une visite à Alger en septembre dernier, que l’Algérie était «l’un des fournisseurs en gaz de l’Europe» la qualifiant comme «un partenaire énergétique fiable». Il a évoqué, dans ce registre, la crise ukrainienne et ses conséquences sur le domaine gazier. «Nous avons considéré que dans les circonstances internationales que l’on connait, la coopération énergétique est évidemment essentielle et nous voyons dans l’Algérie un partenaire fiable, loyal, engagé sur le terrain de cette coopération en matière énergétique», a, en outre, souligné Charles Michel. n