Casse-tête quotidien des automobilistes, les embouteillages routiers dans la capitale sont dus à l’expansion du parc automobile qui compte près de 1,6 million de véhicules portant la plaque d’immatriculation de la capitale et du passage de près de 500 000 véhicules par jour, a indiqué le chef de la Sûreté de la wilaya d’Alger, le contrôleur de police M’hamed Bettache.

Le même responsable a fait état, lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté le bilan d’activité de l’exercice 2019, du recensement de 158 arrêts de bus, de 18 338 taxis et de 5 664 opérateurs activant dans le domaine du transport des voyageurs.
S’appuyant sur le bilan de l’année 2019, le même responsable a évoqué l’identification de 100 points noirs qui sont à l’origine des bouchons enregistrés quotidiennement sur le réseau routier de la capitale qui compte un total de 1 547 km de routes communales, 286 km de routes de wilaya, 547 km de routes nationales et 280 km de voie express.
Comment y remédier ? «Toutes les mesures ont été prises pour pallier ce problème, notamment la mise en œuvre d’un plan de circulation efficace en 2020 dans l’objectif d’en réduire l’impact sur la fluidité du trafic et sur le taux d’accidents, outre le lancement de campagnes de sensibilisation», a assuré le conférencier. Ce dernier a ainsi indiqué les patrouilles héliportées «intensifieront leurs sorties en coordination avec les unités opérationnelles déployées sur le terrain, à l’effet de contribuer à l’organisation et au contrôle de la circulation ainsi que la détection des points noirs pour la décongestion du trafic routier à Alger». M. Bettache a ajouté, dans le même sens, que les services de la Sûreté d’Alger «ont également mis en place un plan pour mettre fin aux encombrements à Alger à partir des heures de pointes dans la matinée en déployant leurs brigades à travers tous les grands axes de la capitale». Il a annoncé, par ailleurs, des ateliers qui seront organisés, durant l’année en cours, sur la situation du trafic routier à Alger en partenariat avec les acteurs et les partenaires en vue de mettre en place des mesures à même de trouver des solutions pour réduire les bouchons et le nombre d’accidents.

Déficit de signalisation
Sur les facteurs générant les embouteillages, M. Bettache, en plus d’avoir évoqué «la nature topographique de la ville d’Alger, qui dispose d’un réseau routier complexe par rapport aux régions plates proposant un réseau de routes parallèles», a pointé du doigt un déficit de signalisations et une dégradation du réseau routier. Il a souligné, en effet, l’absence de panneaux de signalisation, la dégradation de certaines parties du réseau routier d’Alger, l’installation de ralentisseurs ne correspondant pas aux normes, le stationnement anarchique des véhicules, le manque de parkings, l’expansion urbaine suite aux opérations de relogements. Le même responsable a mis en avant un «déficit important» en matière de moyens de transports collectifs et scolaires, ce qui devrait inciter les services concernés à œuvrer pour trouver des solutions adéquates.
Il faut noter que l’installation d’un système de régulation de la circulation a été confié à une entreprise mixte algéro-espagnole pour la mise en place de plus de 1 500 feux tricolores, 1 500 feux répétiteurs et des milliers de caméras de surveillance. Le projet, pour rappel, a été lancé début 2018.
S’agissant de la couverture sécuritaire des marches populaires, le même responsable a affirmé que ses services «œuvrent toujours à la protection des individus et des biens dans le cadre de la loi et de la protection des droits de l’Homme afin de protéger les foules que ce soit le mardi, le vendredi ou les autres jours». «Ces missions s’inscrivent dans le cadre de l’action policière portant sur la sécurisation des foules», a-t-il relevé, insistant sur «l’adoption d’une politique préventive axée sur les médias, l’orientation et la sensibilisation».