Les modalités de délivrance de l’autorisation de circulation de certaines marchandises, dans la zone terrestre du rayon des douanes algériennes, ont été fixées par un décret exécutif publié au Journal officiel n°72.

Une mesure qui s’inscrit en droite ligne avec les orientations de ladite institution pour mener une lutte sans merci contre la contrebande et les épiphénomènes qui en découlent, et, ainsi, atteindre le stade de l’efficacité en matière de gestion conformément aux normes internationales. En termes de chiffres, les Douanes ont saisi 28 821 unités de psychotropes durant le mois d’octobre, portant ainsi le chiffre de saisies réalisé lors des dix derniers mois de 2018 à 108 505 unités. S’ajoutent les
62 499 814 d’unités de produits pyrotechniques, saisies durant la même période, et les 4 356 410 euros saisis durant les dix premiers mois de 2018. En octobre dernier, le premier responsable des Douanes, M. Bahamid, lors de l’inspection du poste frontalier d’Oum T’boul en présence d’une importante délégation tunisienne, a souligné l’importance de coordonner les efforts entre les deux administrations par le biais de l’échange de données afin d’assurer une gestion «coordonnée des frontières» et «lutter efficacement contre les différents fléaux portant préjudices aux économies des deux pays». L’Algérie et la Tunisie veulent également mettre en place un projet de «point de passage commun» pour simplifier davantage les procédures de traitement des voyageurs dans les deux sens et faciliter les échanges commerciaux.
D’autre part, le décret précise que l’autorisation de circuler doit accompagner les marchandises concernées durant toute la durée du transport. Elle est délivrée au commerçant installé en dehors des wilayas frontalières terrestres et exerçant l’activité d’approvisionnement de ces wilayas, sous réserve d’y disposer de dépôts déclarés aux services compétents et dûment constatés. Et tout transporteur ayant des antécédents en matière de non-respect de destination des marchandises, ne bénéficie plus d’autorisations de circuler. La liste des marchandises, quant à elle, peut être établie en fonction des différentes régions du territoire douanier, avec identification des wilayas que couvre chaque région. Sont dispensés de l’autorisation de circulation de marchandises, les marchandises déplacées à l’intérieur même des agglomérations de leur lieu d’enlèvement, à l’exception des déplacements effectués dans les localités situées à proximité immédiate de la frontière terrestre, la circulation des marchandises réalisée dans la zone terrestre du rayon des douanes située le long de la frontière maritime du territoire douanier et non mitoyenne à la frontière terrestre, ainsi que les marchandises dont les quantités n’excèdent pas les tolérances fixées par arrêté. Par ailleurs, rappelons qu’une série de mesures ont déjà été prises, entre autres le gel de l’octroi de registres du commerce pour la vente en gros dans les régions frontalières, qui vise la lutte contre la contrebande. «Dans le souci de préserver les intérêts du pays et l’économie nationale, avait précisé, en mars 2017, M. Sellal, alors Premier ministre, notamment en ce qui a trait à la lutte contre la contrebande aux frontières, il a été décidé de lancer une opération de contrôle et d’assainissement des registres de commerce pour la vente en gros dans les wilayas frontalières suite à la prolifération du phénomène de la contrebande au niveau de ces régions concernant les produits alimentaires, notamment les produits subventionnés, dont le carburant.»