Cela fait cinq ans, le 6 février, que la romancière algérienne Assia Djebar, de son vrai nom Fatima-Zohra Imalhayène, nous a quitté et repose en paix dans le cimetière de Cherchell, répondant ainsi à son vœu et celui de sa famille. Bien qu’oubliée par les responsables locaux, qui n’ont jamais fait un geste pour commémorer sa mémoire, le souvenir de cette illustre dame de la littérature maghrébine et internationale sera revisité lors de la prochaine rencontre qu’organisera la bibliothèque de lecture publique de Tipasa, qui porte désormais son nom, avant la fin du mois.
La directrice de la bibliothèque Sebbah Saâdia avait, en effet, prévu cette rencontre cette semaine mais a dû la reporter pour répondre au calendrier des personnes invitées, pour parler de sa vie et de ses œuvres, qui ont fait l’objet d’un livre « Assia Djebar (1936-2015), Ecrire pour se raconter : L’école des femmes » d’Affifa Brerhi, Amina Azza-Bekkat, Christiane Chaulet Achour et Bouba Mohammedi-Tabti, sorti aux éditions Média-Plus à Constantine en octobre 2019. Cet ouvrage collectif rassemble des contributions antérieures ou inédites autour de l’œuvre d’Assia Djebar. Il s’agit d’un échange entre quatre critiques, tous des universitaires algériens, qui s’expriment dans chaque chapitre et proposent leur lecture de l’œuvre et leur décryptage d’une création, connue internationalement, mais aussi de son œuvre et son militantisme qui sont un héritage pour toutes les générations.
Emportée en 2015 suite à une longue maladie, Assia Djebar est aussi une grande militante des droits des femmes algériennes maghrébines et musulmanes.