Si vous aimez le cinéma, si vous appréciez le cinéma italien de la grande époque (fin 1940-début des années 1980) et si vous adorez tout particulièrement les films de Fellini -qui ne l’aime pas d’ailleurs ? – vous avez une excellente occasion d’aller voir quelques-uns des plus connus, mais aussi des plus emblématiques de son œuvre à la Cinémathèque d’Alger.

Par Farid Aïnouche
Pour la célébration du centenaire du génial metteur en scène, une série de films qu’il a réalisés entre 1954 (la Strada) et 1980 (la Cité des femmes) est proposée au public depuis mardi 30 mars et jusqu’au 8 avril prochain à raison de deux séances quotidiennement. Ce n’est pas la première fois qu’un hommage est rendu à Fellini au 26, rue Larbi-Ben M’hidi à Alger. Le plus récent remonte à la période d’avant-Covid-19. Les autres font partie de l’ancienne et grande mémoire des cinéphiles algériens. Mais un effort supplémentaire est fait, cette fois, de manière inédite avec la mise en place dans le hall d’entrée d’une sympathique exposition de photos et d’affiches des films au programme et de revues spéciales consacrées à l’œuvre fellinienne.
Cela vaut le coup d’œil, comme il est vraiment séduisant de voir ou de revoir en salle des chef-d’œuvre comme «Il bidone» (1955) avec un Richard Basehart, qu’on ne verra plus jamais aussi bon acteur que dans ce film, «Huit et Demi» (1963), qui a tellement circulé dans les cinéclubs et fait débattre tant et tant de cinéphiles depuis près de cinquante ans, ou encore «la Dolce vita», long métrage qui lancera définitivement Marcello Mastroianni, Palme d’or à Cannes en 1960. Dans le programme, aujourd’hui en début d’après-midi, il est proposé un documentaire de 2012 d’Ettore Scola. Le film de 93 minutes permet à ce cinéaste majeur (Drame de la jalousie en 1964, Affreux, sales et méchants en 1976, une Journée particulière en 1977) de revenir sur sa rencontre avec Federico Fellini dans les années 1950, au journal Marc’Aurelio (journal satirique fondé à Rome en 1931, disparu en 1958 puis, reparu brièvement en 1973), sur leurs amis communs, parmi lesquels Marcello Mastroianni et leur passion commune du cinéma.
Le cycle Fellini qui devrait sans doute voyager dans les autres régions dans les salles de la Cinémathèque algérienne a été conçu et programmé en partenariat avec l’Institut italien à Alger.

Programme
4Jeudi : 1er avril 2021
10H30 : Conférence sur Fellini et son influence sur le cinéma maghrébin
13H00 : «Qu’il est étrange de s’appeler Federico Ettore Scola», documentaire, 2013, 1H33.
15H30 : «les Nuit de Cabiria» Federico Fellini, 1957, 02H

4Samedi 3 avril
13H00 : «la Strada» Federico Fellini, 1954, 01H43
15H30 : «la Dolce vita» Federico Fellini 1960, 02H46

4Dimanche 4 avril
13H00 : «Il bidone» Federico Fellini 1955, 01H50
15H30 : «Huit et Demi» Federico Fellini 1963, 02H18

4Lundi 5 avril
13H00 : «Juliette des esprits» Federico Fellini 1965, 02H18
15H30 : «la Cité des femmes» Federico Fellini 1980, 02H13

4Mardi 6 avril
13H00 : «la Dolce vita» Federico Fellini 1960, 02H46
15h30 : «la Strada» Federico Fellini 1954, 01H43

4Mercredi 7 avril
13H00 : «Juliette des esprits» Federico Fellini 1965, 02H18
15H30 : «La cité des femmes» Federico Fellini 1980, 02H13

4Jeudi 8 avril
13H00 : «la Strada» Federico Fellini 1954, 01H43
15H30 : «la Dolce vita» Federico Fellini 1960, 02H46