Le Centre algérien de la cinématographie (CAC), plus connu sous le nom de  Cinémathèque algérienne, et son réseau de salles dans les différentes wilayas, fermé au public depuis le 11 mars dernier,  sur instruction du ministère de la Culture dans le cadre des mesures prises par le gouvernement pour limiter la propagation du coronavirus, continue néanmoins à travailler, en menant des actions sous d’autres formes. Le directeur de la Cinémathèque algérienne, Salim Aggar, nous a précisé, hier, qu’il s’agissait de mettre à profit ces délais imposés par la situation d’urgence sanitaire afin de faire « le point » sur l’activité de la Cinémathèque algérienne. Le responsable faisant par ailleurs savoir que le lien avec le grand public serait maintenu au travers des réseaux sociaux, les habitués des salles de la Cinémathèque étant invités à suive le site et la page de l’institution. Il nous annonce à ce sujet que la Cinémathèque travaillait actuellement sur un programme « d’activité virtuelle » en précisant : « Nous élaborons un plan en vue de maintenir une certaine activité et le contact avec notre public (…) cela se fera via les réseaux sociaux, sur notre page Facebook notamment.» Le directeur de la structure chargée de la conservation et de la promotion du cinéma nous a par ailleurs indiqué que l’activité de la cinémathèque continuait sous une « autre forme ». L’idée explique ainsi, Salim Aggar, sera de mettre à profit cette période de fermeture des salles au grand public afin d’organiser la future reprise. «En ce moment, nous continuons le travail, nous effectuons notamment un inventaire de notre fonds d’archives des  différentes salles. Par ailleurs, nous mettons à profit ce délai pour identifier les différents problèmes que nous rencontrons au quotidien, faire le point de la situation des salles. Ce sera l’occasion d’apporter des solutions et peut-être d’entreprendre certains petits travaux si cela est nécessaire». Ce programme, annoncé pour les prochains jours, devrait ainsi prendre la forme «de partage d’informations, de présentations de films ou encore des biographies d’artistes ».  Pour rappel, les réseaux de la Cinémathèque qui, à l’image de l’ensemble des lieux publics, a ainsi vue la fermeture de ses salles en annulant dès le 11 mars dernier ses différents programmes destinés au public d’Alger ainsi que les salles de répertoire de Béjaïa, Tizi-Ouzou, Annaba, Oran, Tlemcen, Blida, Souk Ahras, Tiaret, Bel Abbès, Béchar et Batna.