Le réalisateur Merzak Allouache a appelé, samedi, les jeunes cinéastes à se rapprocher des «réseaux de financement» pour la réalisation de leurs films, car le cinéma repose aujourd’hui sur le financement commun.

Invité d’honneur de la 3e édition du cinéclub, organisé mensuellement par le Centre national de la Cinématographie et de l’audiovisuel (CNCA), M. Allouache a affirmé que «les cinéastes doivent s’enquérir de l’opération de distribution et de montage financier». «Le cinéaste doit chercher d’autres modes de financement, en se rapprochant des réseaux de financement et du monde de la distribution, tout en s’enquérant de l’opération de montage financier car la production cinématographique repose aujourd’hui sur le financement commun», a-t-il soutenu. Le réalisateur algérien les a exhortés à s’informer du fonctionnement de ces réseaux, relevant, à ce propos, que «le financement de l’Etat n’est pas suffisant pour la production d’un film, c’est pourquoi les cinéastes doivent aller chercher d’autres sources de financement». Il a indiqué, en outre, que les jeunes cinéastes algériens avaient du mal à produire leurs films, contrairement à sa génération qui était soutenue par des producteurs très coopératifs.
S’agissant de ses projets, M. Allouache a fait savoir qu’il était en train de tourner un nouveau film, sans fournir d’amples détails, indiquant qu’il était actuellement occupé à accompagner la distribution et la projection de son film «Madame courage» dans les salles de cinéma algériennes, par l’Office national de la culture et de l’information (ONCI), et dont l’avant-première est prévue ce mois-ci à la salle Atlas (Bab El Oued). Né en 1944 à Alger, M. Allouache a poursuivi ses études au centre national du cinéma algerien (CNCA), pour investir ensuite le monde du cinéma, en réalisant plusieurs films dont son œuvre magistrale «Omar Gatlatou», «Bab El Oued City» (1993), «Alger-Beyrouth» (1998), «L’autre monde» (2001), Harraga (2003), «Le repenti» (2012), «Madame courage» (2015) et bien d’autres.  
(APS)