Le court métrage de fiction intitulé « Le voyage de Keltoum » du réalisateur et cinéaste Anis Djaâd prendra part, parmi 150 films toutes catégories confondues, à la compétition officielle du 25e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), programmé du 25 février au 4 mars prochains.

Sortie en 2016, après les films « Passage à niveau» (2014), doublement primé au Festival du court métrage maghrébin d’Oujda, et «Le hublot» (2012) qui avait, pour sa part, été distingué par les Journées cinématographiques d’Alger (JCA), le « Voyage de Keltoum », également retenu en octobre dernier par le Festival du court métrage méditerranéen de Tanger, aborde la question de l’immigration au travers de l’histoire d’une femme, Keltoum, qui tente, malgré des difficultés financières et le regard réducteur de sa famille, de réaliser la volonté de sa sœur mourante de retourner sur les terres de ses ancêtres qu’elle considère comme sacrées.
Il faut savoir que ce film marque la troisième réalisation d’Anis Djâad, qui a par ailleurs signé plusieurs scénarios dont « Les assoiffés », «H3O » ou encore « Au bout du tunnel », en plus d’avoir été assistant réalisateur pour le film « França ya França » de Djamel Beloued.
La 25e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) verra aussi la participation dans la catégorie long métrage des films « Le puits » de Lotfi Bouchouchi et « Les Tourmentes » de Sid Ali Fettar, des films retenus aux côtés de 18 autres longs métrages issus de 14 pays africains en lice pour «l’Etalon d’or du Yénnenga».
Pour l’histoire, le Fespaco a été créé en 1969 avant de se transformer en biennale depuis 1972. Cette année, il est placé sous la thématique «Formation et enjeux de la professionnalisation». Ses organisateurs annoncent avoir reçu 950 demandes de participation pour cette 25e édition et prévoient la venue de «plus de 100 000 spectateurs» pour les «plus de 450 séances de projections».
Un chiffre auquel s’ajoutent 7 000 visiteurs attendus pour le «Marché international de la télévision et du cinéma africain » (MICA) organisé en marge du festival, et considéré comme l’une des plus importantes manifestations culturelles et commerciales du continent africain.
R. C.