A la faveur du 2e Festival du cinéma méditerranéen de Tunisie Manarat, qui se déroule jusqu’au 7 juillet, l’Arab Film Platfom (AFP) ou la Plateforme du Film Arabe, a été lancée par l’Arab Film Institutes Commission (AFIC, la commission des instituts cinématographiques arabes). Selon Chiraz Latiri, directrice générale du Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) tunisien et Samia Labidi, coordinatrice de l’AFIC, la nouvelle plateforme permettra de créer de nouveaux projets pour le développement de l’art et de l’industrie cinématographique arabe. «Nous voulons soutenir la production de films dans la région arabe et encourager les coproductions ainsi que les collaborations artistiques», a précisé Samia Labidi lors d’une conférence de presse. La plateforme vise aussi à mettre en place un réseau devant réunir les jeunes cinéastes et les professionnels du cinéma «en mettant l’accent sur la phase critique de leur processus de création, à savoir l’étape de développement de leurs projets de longs métrages». La Plateforme du film arabe rassemble déjà plusieurs équipes créatives dont Filmlab (Palestine), La Ruche Documentaire (Maroc), Rawi (Jordanie), Dahshur Résidence (Egypte), la Fondation libanaise du cinéma (Liban) et Sud Ecriture (Tunisie). L’adhésion à cette plateforme est ouverte. L’Algérie est membre de l’AFIC. A la réunion de Tunis, elle a été représentée par Mourad Chouihi, directeur du Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel (CNCA). Outre l’Algérie, l’AFIC comprend également la Tunisie, le Maroc, la Jordanie, le Liban et la Palestine. Chiraz Latiri a annoncé, lors de la même conférence de presse, l’adhésion officielle du Centre national du cinéma égyptien à l’AFIC. «Lancée en 2018, la commission des instituts cinématographiques arabes est un acteur dans l’industrie du film arabe. L’AFIC prend en compte les racines culturelles communes de ses représentants, ainsi que leur volonté d’impliquer de manière significative et durable le secteur public dans la construction de l’avenir du secteur, tout en garantissant la liberté artistique et le respect du particularisme culturel», précise un communiqué, rendu public à la fin de
la réunion, tenue à l’hôtel Dar El Marsa, au nord de Tunis. F. M.