Alors que le projet du film sur l’Emir Abdelkader suscite encore les interrogations quant aux énormes sommes que ses producteur et réalisateur ont dépensées, sans qu’une seule séquence de ce film n’ait été tournée, Salah Bakri, comédien principal du film d’origine palestinienne, a décidé de sortir de son silence suite à la publication d’un article sur la presse algérienne rapportant que le jeune comédien aurait perçu plus de 100 000 dollars comme indemnités versées par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel. 

Cette information, qui a soulevé un tollé sur les réseaux sociaux, d’autant plus que le choix d’un comédien étranger a été largement contesté, a poussé le jeune comédien à sortir de son silence. «Je suis resté en Algérie pendant cinq mois pour me préparer à interpréter le rôle de l’Emir Abdelkader, durant lesquels nous n’avons eu qu’une journée de tournage, mais le film ne verra hélas jamais le jour.

J’ai été très content de mon séjour en Algérie et je ne me suis jamais soucié ni des dépenses ni du contrat non signé, encore moins de mon cachet qui était inférieur à celui de rôles secondaires, des comédiens ramenés de France ainsi que celui des techniciens étrangers», a écrit Salah Bakri sur sa page officielle du réseau social Facebook. S’agissant de la prétendue plainte déposée contre une institution algérienne, le jeune comédien a démenti catégoriquement l’information, regrettant que de tels mensonges se propagent à son encontre.

«J’ai déposé plainte contre le producteur exécutif du film Serge Toubal. C’est ce dernier qui a transféré la plainte en Algérie, où un avocat a décidé d’attaquer en justice l’Aarc. La justice a tranché en faveur de l’Aarc. Vu que je n’avais pas signé mon contrat.

Je n’ai reçu aucun centimes», a affirmé le jeune comédien. Rappelons que Salah Bakri a brillé par son absence lors de la dernière édition du Festival international du film arabe d’Oran, où il a décroché le prix du meilleur rôle masculin ex aequo avec son père, Mohamed Bakri, dans le film Wadjeb.