Le long métrage de fiction «Jusqu’à la fin des temps» de la réalisatrice Yasmine Chouikh prendra part à la compétition officielle du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) prévu dans la capitale burkinabé du 23 février au 2 mars prochains, annoncent les organisateurs sur leur site officiel. «Jusqu’à la fin des temps» sera en lice pour l’Etalon d’or de Yenenga avec 19 autres films en provenance de 16 pays, dont «Hakilitan» du Burkinabé Issiaka Konaté, «Les Armes miraculeuses » du Camerounais Jean-Pierre Bekolo, «Les Charognards » des Burkinabés Abdoulaye Dao et Hervé Eric Lengani, ou encore «Fatwa» du Tunisien Mahmoud Ben Mahmoud. Sorti en 2017, «Jusqu’à la fin des temps» aborde une aventure amoureuse inaboutie née dans un cimetière. Ce premier long métrage de Yasmine Chouikh a d’abord brillé au Festival d’Oran du film arabe et celui du film méditerranéen de Annaba, en décrochant respectivement le « Whir d’or» et le «Annab d’or», avant de faire parler de lui à l’étranger. Au Festival international du film de Mascate, il a remporté le «Khindjar d’or», la plus haute distinction, ainsi que les prix de la critique et de la meilleure interprétation masculine revenu à Djilali Boudjemâa, également distingué au 12e Festival international du film de femmes de Salé (nord du Maroc) pour le même film.  Le Rwanda est l’invité d’honneur de l’édition 2019 qui célèbre également le 50e anniversaire de la création du Fespaco. Le Fespaco œuvre depuis sa création à la promotion du cinéma africain et à la création d’une plateforme d’échange entre cinéastes du continent. Pour rappel, au mois de décembre passé, le Prix international « Miriam-Makeba » de la créativité artistique», financé par l’Office national des droits d’auteurs (Onda), a été décerné pour la première fois au Fespaco, le plus vieux festival de cinéma en Afrique. Le jury, présidé par l’Egyptien Mohamed Salamaoui, a remis une récompense pécuniaire d’une valeur de 80 000 dollars au Fespaco pour son «apport à la promotion du cinéma et à la culture africaine». Créé en 1969, le Fespaco continue d’exister en dépit de difficultés de financement qui n’ont pas dissuadé ses organisateurs à œuvrer pour « la préservation de l’unité africaine dans sa diversité linguistique, culturelle et identitaire », avait également, expliqué le jury