Les habitants de haï Nedjma (ex-Chteïbo), notamment les parents d’élèves du lycée Lacheraf-Mustapha, interpellent les responsables du secteur de l’Education et ceux de la commune de Sidi Chahmi, pour intervenir et régler le problème des déchets ménagers qui quadrillent l’établissement éducatif.

Sur place, on a pu voir de près l’ampleur des dégâts que vivent les élèves du lycée, une véritable décharge sauvage qui met tous les élèves en danger. « Ce lycée a été réalisé au niveau de cette assiette, dans le but d’éradiquer cette décharge sauvage, qui existait auparavant, mais voilà que les années passent, et la situation demeure inchangée », dira un parent d’élève. Et d’ajouter : « Qu’est-ce qu’ils attendent les responsables pour intervenir ? Laisser la situation comme ça, c’est pousser nos enfant vers la délinquance et la négligence de leurs études, en plus des maladies et les odeurs nauséabondes dégagées par ces ordures ! » Au niveau de cette localité de Chteïbo, réputée par le commerce parallèle, le constat est amer, et ce, en dépit des sommes colossales annoncées par les responsables de la wilaya, qui avancent à chaque sortie médiatique, des projets censés faire sortir de l’isolement cette zone, relevant de la commune de Sidi Chahmi, et située aux portes d’Oran-ville, mais rien de cela ne s’est reflété sur le terrain. 

Une situation catastrophique mise aujourd’hui sous les feux de la rampe, au moment où Oran est présentée comme étant le projet pilote dans le domaine du tri sélectif. Une initiative importée par Arnold Schwarzenegger mais qui est restée sans effet, notamment au niveau des points classés importants de la ville. Les cités pilotes choisies, en l’occurrence El Akid Lotfi et AADL pépinière, ne sont pas les plus polluées. Les initiateurs de cette opération devaient viser plutôt les quartiers populaires, où la situation est désastreuse.
En ce début d’année, les élus et P/APC, qui briguent un nouveau mandat, commencent à investir le terrain, afin d’attirer de potentiels électeurs, mais une fois installés, aucune de ces promesses ne sera réalisées. Des scènes comme celles du lycée Lacheraf-Mustapha en sont la preuve que le bilan des APC est loin d’être honorable, car la base des tâches, qu’est la prise en charge du cadre de vie des citoyens, n’est pas assurée.
J. M.