Le coût de l’exploitation et le manque de pluie sont à l’origine de cette baisse estimée à 30% par les professionnels de la filière.

Par Salim Benour
Le Conseil interprofessionnel de la filière de la tomate industrielle à Chlef a annoncé que la superficie destinée à la culture de ce « fruit-légume » s’est rétrécie de 30% au cours de la présente saison agricole. Cette baisse, explique à l’APS le président du Conseil, Mohamed Benyamina, est due à plusieurs facteurs économiques et naturels dont la hausse du coût d’exploitation et la rareté de l’eau en raison de la mauvaise pluviométrie. « La superficie affectée à la culture de la tomate industrielle a enregistré une baisse de 30%, comparativement à la campagne écoulée, puisque seulement 1 000 hectares sont dédiés à cette culture, contre 1 500 hectares la saison dernière. Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette baisse, dont notamment le coût de revient de la production à l’hectare et le manque de précipitations et du volume d’eau affecté à l’irrigation agricole redouté par les agriculteurs », précise Mohamed Benyamina. Ce responsable ajoute qu’une autre raison de cette baisse est à chercher dans « le retard mis par l’Office national interprofessionnel des légumes et des viandes (Onilev) dans le versement des subventions dues à de nombreux agriculteurs la saison dernière ». Le président du Conseil interprofessionnel de la filière tomate industrielle a salué les efforts consentis par les unités de transformation de la wilaya pour le relèvement de leurs capacités afin de transformer la totalité de la production de cette filière, soulignant « l’impératif d’une coordination entre tous les acteurs de cette filière pour organiser la production, transformer ce produit et consacrer l’autosuffisance locale, voire envisager son exportation ». L’unité privée de transformation de la tomate industrielle de la commune d’Ouled Farès a organisé, dans ce cadre, une rencontre avec les agriculteurs et producteurs de la tomate industrielle afin de les inciter à augmenter la production et à mettre au point l’agenda de la présente campagne, notamment concernant les dates de la récolte et de livraison des tomates industrielles à l’usine. « Cette unité de transformation prévoit un relèvement de sa capacité durant cette campagne, pour la porter à 2 000 tonnes, contre 500 tonnes, précédemment » , a fait savoir à l’APS son responsable, Djilali Ayad Ahmed, appelant les agriculteurs à accroître les superficies de culture de ce produit et à intensifier la production, notamment au vu de l’appui technique (plants et engrais) que l’unité garantit à ceux qui ont signé des contrats avec elle. A Chlef, la production de la tomate industrielle est essentiellement concentrée dans les communes d’Ouled Ben Abdelkader, Al-Hadjadj, Ouled Farès et El Karimia.

Fête de l’orange à Mohammadia

La commune de Mohammadia, plus connue sous le nom de « Barigou », a célébré, mardi 11 janvier, la fête locale de l’orange. A l’occasion, l’exploitation agricole privée Bendouha-Mohamed a abrité une riche exposition agricole, à laquelle ont pris part des agriculteurs producteurs d’agrumes de la plaine de Hebra (Mohammadia), en présence du Directeur des services agricoles (DSA), de représentants de la Chambre d’agriculture de la wilaya de Mascara, d’agences de wilaya de la Banque de l’agriculture et du développement rural et de la Caisse régionale de la mutualité agricole (CRMA). Le DSA de Mascara, Nasreddine Hassaïne a indiqué, pour sa part, que ses services prévoient une production de près de 600 000 quintaux d’agrumes (oranges et citrons) dans la wilaya de Mascara à la fin de la saison de la cueillette actuelle, ayant atteint jusqu’à la fin de la semaine écoulée près de 70% de la récolte. Le même responsable a fait savoir que la wilaya de Mascara dispose actuellement de 6 500 ha de terres productrices d’agrumes, en majorité dans la plaine de Hebra, en plus de 700 ha de terres nouvellement cultivées dont il est attendu qu’elles entrent en phase de production durant les années 2023 et 2024. n