Les éleveurs de bétail ont organisé, hier, pour le deuxième jour consécutif une action de protestation au niveau de la wilaya de Djelfa pour dénoncer la cherté des prix de l’aliment de bétail.

Selon Bouzid Salmi, membre de la Fédération nationale des éleveurs d’ovins, ces derniers sont confrontés depuis quelques mois à une forte augmentation des prix des compléments alimentaires, de l’orge et du son, qui sont devenus «inaccessibles».
«Les tarifs pratiqués sont inaccessibles. Un quintal de son de piètre qualité est cédé à 4 800 DA», dénonce M. Salmi, qui fait savoir que les éleveurs sont dans l’incapacité de s’approvisionner en quantité nécessaire. «Beaucoup d’entre nous se trouvent contraints de brader son cheptel, afin de pouvoir nourrir le reste», dit M. Salmi. Ce dernier n’hésite pas à imputer la responsabilité de l’envolée des prix aux spéculateurs. «Les spéculateurs s’emparent d’importantes quantités pour les écouler par la suite sur le marché», poursuit notre interlocuteur, qui insiste sur «l’impératif d’organiser cette activité et d’infliger des peines aux spéculateurs qui provoquent des situations très difficiles pour les éleveurs».
Outre les spéculateurs, Bouzid Salmi explique, par ailleurs, que le déficit pluviométrique a engendré des situations indésirables. «La faible pluviométrie a impacté négativement la production fourragère exploitée par les éleveurs pour alimenter leur bétail», regrettant que les quantités qu’ils reçoivent de l’Office national des aliments de bétail (Onab) s’avèrent insuffisantes. Il y a lieu de rappeler que le président de la Fédération des éleveurs d’ovins, Djilali Azaoui, a récemment manifesté son inquiétude quant à la cherté des produits de base qui entrent dans l’élevage des ovins et alerte des conséquences qui affectent la filière si les prix ne reviennent pas à la normale. Le président de ladite fédération a réclamé l’intervention du ministère de l’Agriculture pour remédier à une situation que vivent chaque année les éleveurs de bétail. <