Et voilà l’électricité. Il ne manquait que cela pour assombrir encore plus cet été 2021. Après la pandémie, le rationnement de l’eau, place aux opérations de délestage. Il n’y a pour le moment rien d’officiel dans le «lancement», mais certains indicateurs semblent vouloir préparer les Algériens à ce qui va être présenté comme «inéluctable».
Si l’opération était enclenchée, le repère de «lancement», pour cette année, est d’ores et déjà connu. Il se situe à 115 kilomètres d’Alger, exactement à Khemis Miliana. Cette daira de la wilaya de Ain Defla a subi lundi une coupure d’électricité qui a touché plusieurs communes. Sonelgaz, dans un communiqué a bien expliqué que c’était dû à un «incident». L’ensemble de la région n’a pu revoir la «lumière» que plus de trois heures après. Et avec la canicule qui a frappé l’Algérie le jour même, les habitants de Khemis Miliana ont vécu, à leur corps défendant, une nuit des plus «torrides». Les spéculations sont déjà lancées pour essayer de deviner les prochaines «destinations» des incidents.
La hantise des opérations de délestage s’est accentuée hier avec un autre communiqué de la Sonelgaz. Il est question maintenant de record historique de la consommation d’électricité qui a été atteint lundi. La météo est passée par là. La température moyenne de la journée d’avant-hier, en Algérie, était de 39°C. Un chiffre qui ne peut que donner le tournis. C’est tout de même supérieur de 7°C par rapport à la journée de pointe du mois de juillet 2020. Le réchauffement climatique n’est pas une vue de l’esprit !
Reste maintenant le concret. Les Algériens se retrouvent face à une pandémie qui frappe de plein fouet toute la population, sans distinction. Ils ont également à supporter le rationnement de l’eau qui perdure et dont la programmation se rapproche plus de l’improvisation que d’une gestion rationnelle. Comment alors ne pas appréhender les coupures d’électricité, et cet été 2021. Que faire ! Attendre et subir ! Qui défendra les droits des citoyens ? Comment feront les «responsables» pour leur expliquer que l’Etat n’a pas d’autres choix que de prendre des décisions impopulaires pour le «bien de tout le monde» ? Les fuites en avant des années précédentes, des mois précédents, ne pouvaient que faire accroitre les problèmes en suspens. L’«arrivage» simultané n’était pas imprévisible. Néanmoins, il y a toujours une possibilité de «rafler» des moments, sans dépendre de quelconques dysfonctionnements. Une belle vue d’un balcon, la nature en face, peut, parfois suffire pour respirer… Il faut encore en profiter, l’oxygène est (pour le moment) toujours gratuit…