La toute fraîche réunion du Conseil des ministres, tenue avant-hier, semble bien mériter son épithète d’extraordinaire. Elle a, en effet, été consacrée à des dossiers d’une importance certaine auxquels le Premier ministre devrait se consacrer de près avec la charge supplémentaire de devoir le faire en conjoncture de crise multidimensionnelle traversée par l’Algérie.
Ceci concerne en premier lieu les dossiers inscrits dans le Plan d’action du Gouvernement, soumis à l’approbation avant sa présentation au Parlement. Lequel plan porte sur cinq axes dont celui de la relance économique que Aïmène Benabderrahmane aura à mener à bon port en sa qualité, également, de ministre des Finances avisé de ce qui se passe autour de cette sphère servant de base à l’épanouissement global du pays et à l’amélioration des conditions sociales du citoyen algérien.
Outre les chantiers dont il a hérité de ses prédécesseurs, et qui sont quasiment reconduits dans les Plan d’action des Premiers ministres qui se sont succédé ces dernières années. A l’exemple de la modernisation du système bancaire et financier, de la réforme du secteur public marchand et la consolidation de la gouvernance des entreprises publiques ou encore l’amélioration de l’attractivité du climat d’investissement et la garantie de la stabilité juridique et institutionnelle, pour ne citer que ces dossiers qui traînent depuis longtemps sans qu’une réelle avancée ne soit relevée ni manifestée à travers la situation économique du pays. Celle-ci pâtit, en effet, des mêmes obstacles, sur fond de changements et réformes qui n’ont de place que dans le discours.
C’est pourquoi, la mise à exécution du Plan d’action du Gouvernement ne pourra sans doute se réaliser que si ce discours cède, enfin, la manœuvre à de nouveaux réflexes que les membres de ce gouvernement sont appelés à manifester sur le terrain.