La gestion des affaires publiques et le management des projets bénéficient plus que jamais de l’attention aussi bien de la part des hautes autorités du pays que du simple citoyen qui veille sur le service public de certaines entités.
La Conférence nationale sur le Plan de relance, tenue récemment, a mis le doigt sur le management défaillant de grands projets d’infrastructures. Au moins deux failles accompagnement la réalisation de ces projets.
Il y a d’abord le retard dans la livraison où des projets trainent des décennies et, ensuite, le surcoût que génèrent des réévaluations causées par une insuffisance dans les études devant précédées tout projet.
C’est pour ces raisons que le pays compte des dizaines, voire des centaines, de projets en souffrance alors que leurs budgets de réalisations auraient été consommés. Cela peut être valable dans divers secteurs : les travaux publics, l’hydraulique, l’habitat, le sport…
Il y a en effet des déficiences qui sont à l’origine des fréquentes réévaluations dans les coûts des projets entraînant d’importants surcoûts et retard dans les délais de réalisation des projets, et autant de points faibles dans le management des projets qui causent un énorme préjudice à l’Etat et l’encadrement de la chose publique.
Ces déficiences ont fait que l’Etat réserve annuellement des centaines de milliards de dinars aux réévaluations des projets au titre de la loi de finances qui auraient pu être consacrées à couvrir des besoins urgents de la population, création d’emplois, de structures de santé, d’enseignement, amélioration de l’approvisionnement en eau.
C’est ainsi que l’instruction du ministre des Finances portant sur la mise de la CNED (Caisse nationale d’équipement et de développement) au cœur du management arrive à point nommé.
« Aucun projet ne sera inscrit désormais quel que soit le secteur sans le visa de la CNED», a tranché l’argentier du pays dans ce qui conforte les intentions d’ériger des règles de traçabilité et de contrôle dans la gestion des affaires et de l’argent public.
C’est cette intention de rompre avec une façon de gérer qui semble avoir légitimé l’idée de l’audit de la compagnie Sonatrach lancée depuis quelques semaines. Ce qui ouvre manifestement la possibilité à un autre management de nature à générer des résultats économiques meilleurs et en phase avec les objectifs tracés.