Limogeages et désignations se succèdent dans différents organismes et entreprises relevant du secteur public dans ce qui peut se traduire en un amoncellement de contre-performances et de failles dans le management des affaires publiques.

PAR NAZIM BRAHIMI
Ce mouvement, qui intervient à la veille d’une rentrée sociale, dont le déroulement sera redessiné par la crise sanitaire, a touché la haute hiérarchie de certaines entreprises et groupes comme il a ciblé des responsabilités à l’échelle locale.
C’est le cas de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (Anade), qui a procédé à un mouvement partiel ayant ciblé nombre de directeurs de wilaya «dans le cadre de la prise en charge optimale des porteurs d’idées et de projets, a indiqué samedi un communiqué du ministère délégué chargé de la Micro-entreprise».
Les agences touchées dans ce mouvement, le premier dans les structures de l’Anade, qui a remplacé l’Ansej et changé de tutelle pour passer sous l’égide du ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de la Micro-entreprise, sont celles d’Oran, Alger Ouest, Alger Sud, Mostaganem, Blida, Naama, Bordj Bou-Arréridj, Mila, Constantine, Sétif et Adrar.
Il s’agit, selon le communiqué annonçant ce mouvement, d’adopter une méthode de travail efficace et organisée en vue de prendre en charge les jeunes venant vers ses agences, tant pour les porteurs d’idées désirant créer des micro-entreprises que pour l’accompagnement des porteurs de projets, propriétaires de micro-entreprises créées dans le cadre de l’Anade. Or, la mission s’annonce plus ardue d’autant plus qu’aucune évaluation objective de l’expérience Ansej n’a été faite.
Par ailleurs, le secteur de l’habitat, marqué par des retards dans la réalisation et l’achèvement des dizaines de sites, a connu un changement au niveau de l’ENPI, où Nassim Racim Ghalem a été nommé, jeudi, nouveau Directeur général de l’Entreprise nationale de promotion immobilière (ENPI). «Après la tenue en session extraordinaire de l’AGO de l’ENPI et la recomposition du Conseil d’administration, il a été procédé, jeudi, à l’élection de Zair Hocine à la tête du Conseil d’administration et à la nomination de Nassim Racim Ghalem en qualité de nouveau Directeur général de l’ENPI», a précisé le ministère dans une publication postée sur sa page Facebook.
Né en 1985 à Tlemcen, M. Ghalem est titulaire d’un diplôme d’architecte et a occupé le poste de directeur de projet à l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL) et celui de directeur régional de l’AADL.
Il a été, en outre, mis fin aux fonctions de Hafedh Sofiane à la tête de l’ENPI «après avoir échoué à atteindre les objectifs tracés», ajoute la même source.
Naftal a été également touché par cette vague de changements de managers, puisque le PDG du Groupe Sonatrach, Toufik Hakkar a installé, jeudi, Mourad Menaour dans ses fonctions de PDG par intérim de Naftal, en remplacement de Kamel Benfriha. La cérémonie d’installation du nouveau responsable de Naftal (filiale de Sonatrach) s’est déroulée au siège de la Direction générale de Sonatrach en présence des cadres dirigeants du Groupe.
Agé de 55 ans, le nouveau PDG par intérim de Naftal est titulaire d’un diplôme d’ingénieur d’Etat, spécialité Génie industriel de l’Ecole nationale polytechnique d’Alger, ainsi que d’un Master en Business et Administration (MBA). En 1990, il rejoint Sonatrach en tant qu’ingénieur d’études dans le secteur de commercialisation du pétrole brut et des produits raffinés, relevant de l’activité de commercialisation, où il a gravi tous les échelons avant d’être nommé Directeur du même secteur en 2016.
Egalement Membre du Conseil d’administration de Naftal depuis septembre 2020, Mourad Menaour a occupé le poste de Directeur de commercialisation auprès de la filiale de Sonatrach à Londres.
Le département de l’enseignement supérieur a connu, lui aussi, des changements avec la nomination de plusieurs responsables à la tête des universités du pays. Par ailleurs, il a été mis fin aux fonctions de Slimane Melouka à la tête de la Caisse nationale de retraites (CNR) depuis cinq ans. Son limogeage serait expliqué par sa condamnation dans une affaire de justice traitée par le Tribunal de Bab El Oued «pour transactions publiques douteuses». <