Ça y est ! L’équipe nationale A’ sait qui elle affrontera en quart de finale du CHAN-2022
(13 janvier – 04 février). L’Algérie sera opposée à la Côte d’Ivoire vendredi prochain (17h00)
au stade Nelson Mandela de Baraki (Alger). Et malgré leur qualification en tant que leaders
de la poule ‘‘A’’ en signant un carton plein et l’ambition affichée d’aller chercher le titre,
les « Verts » nourrissent quelques doutes sur le plan technique. Décryptage.

Par Mohamed Touileb
En tant que pays hôte, l’Algérie fait légitimement partie des favoris. Aussi, elle est la première équipe à signer un sans-faute lors du premier tour du CHAN depuis l’édition 2011. C’est pour dire que les camarades de Zakaria Draoui ont admirablement réussi la première partie du tournoi… sur le plan comptable.

Un blocage à résoudre
Cependant, il y a quelques appréhensions concernant les prestations des « Fennecs ». Et ce, même si le sélectionneur Madjid Bougherra s’est voulu rassurant quant à la capacité de ses protégés à se sublimer lors de la deuxième partie du tournoi où le faux-pas sera fatal puisqu’on sera dans la phase à élimination directe.
A partir de là, la moindre faiblesse sera exploitable et exposera nos locaux à la sortie de route.
La crainte principale reste le manque de réalisme devant. Il faut dire que la transition dans les trente derniers mètres semble très compliquée alors que la finition fait cruellement défaut quand la construction aboutit sur une occasion de but. L’enjeu a prédominé sur la lucidité. Avant d’entamer le tournoi, Meziane & cie ont connu un blocage lors des matchs amicaux. C’était déjà anormal par rapport au bilan global sous les ordres de « Bouggy ».

La solidité défensive reste un atout mais…
« Nous avons marqué beaucoup de buts en un an et demi de préparation. Les joueurs ont souvent été relâchés dans les 30 derniers mètres. Probablement l’enjeu de la compétition a pris le dessus. Il faut de la clairvoyance, du calme, de la lucidité et nous essayons de travailler sur ça. Ce n’est certainement pas un problème technique. J’espère que les joueurs vont se lâcher », indique le technicien.
Pour compenser ce déficit, les Dz s’en sont remis aux phases arrêtées (2 corners et 1 penalty) afin de remporter leurs trois matchs dans l’écrémage du CHAN-2022. Ceci est l’un des points forts de l’EN A’ ajouté au fait que l’arrière-garde a une imperméabilité rassurante avec 0 but concédé jusqu’ici. Une bonne défense reste un sacré atout dans une compétition.
Toutefois, il faut aussi marquer pour ne pas perdre les matchs. En effet, la victoire passe par le réalisme. Pour l’instant, Bougherra s’est contenté de ce tarif minimal. « Lors des compétitions internationales, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, l’important c’est de gagner. Nous avons une discipline tactique, une envie de jouer avec une certaine identité, ce qui est primordial. Gagner 1-0 ou 10-0 c’est pareil pour moi », avait-il estimé.

Deux motivations principales pour le sacre
Maintenant, il sait que « les équipes montent en puissance. Dans ce tournoi, les forces offensives… c’est vrai qu’il y a peu d’équipes qui ont marqué beaucoup de buts, hormis l’Angola et le Mali sur coup de pied arrêté et la Libye sur le dernier match. C’est une question d’expérience, il y a beaucoup de jeunes joueurs, inexpérimentés. Même des équipes comme l’Ethiopie ou la Mozambique, la Libye, avec des joueurs d’équipe A, ont eu du mal » comme il l’a déclaré pour le site spécialisé DzFoot.
Maintenant, est-ce que ses troupes ont les atouts pour passer les 3 écueils qui restent ? On serait enclins à répondre par l’affirmative. Et ce pour deux raisons principales : Le public qui sera d’un soutien certain mais aussi l’envie de faire honneur à la mémoire du regretté coéquipier Bilel Benhamouda que les joueurs et le staff n’ont pas oublié. Ces deux éléments pourraient faire transcender l’équipe nationale qui a aussi les individualités pour faire basculer les matchs. n