D’accord le contexte est compliqué avec le Coronavirus. Oui on ne jouera pas en Algérie et tout dépend des accords des autorités du pays hôte pour les éventuels matchs amicaux d’octobre, mais comment cela fait-il qu’un champion d’Afrique n’ait pas une pile de sollicitations pour jouer un match? Cette anomalie est à imputer à la Fédération algérienne de football (FAF) qui ne semble pas mettre à profit la notoriété de l’équipe nationale.

Pour l’instant, le stage d’octobre, qui marquera la reprise pour les Fennecs, n’est pas définitivement ficelé. Après avoir pensé à jouer deux rencontres de préparation, Belmadi, sélectionneur national, pourrait devoir se contenter d’une seule. Quand on sait l’exigence du driver de l’EN, on peut logiquement se douter que ça le mettra hors de lui. Concrètement, la date FIFA à venir sera importante pour remobiliser les troupes et retrouver les repères avant les échéances officielles à venir.
Le premier duel qui devait être casé était celui face au Ghana. Finalement, cela semble compromis puisque les « Black Stars » s’expliqueront avec le Mali et la Guinée équatoriale en Turquie. Le lieu ne conviendrait pas aux Algériens puisqu’ils veulent se retrouver soit en Autriche ou au Pays-Bas. C’est en terres néerlandaise que le Cameroun, très probable adversaire de Riyad Mahrez & cie, jouera face au Japon le 9 du mois prochain. Ça sera au Stadion Galgenwaard du FC Utrecht.

Pas normal, voire inacceptable !
L’explication avec les « Lions Indomptables » pourrait être l’unique répétition pour El-Khadra pour le mois d’octobre. Et encore, il faudra la caler définitivement en étant obligé de tenir le regroupement en « Hollande ». Cela risque de compromettre définitivement une deuxième évaluation préparatoire. Pas le plus réjouissant des scénarios pour des « Verts » avec un staff technique qui aspirait à profiter de cette « rentrée » afin de répéter les gammes par deux temps. A partir de là, on peut se poser de légitimes questions sur le choix des boites qui organisent les amicaux. A ce niveau, on il est légitime de douter de la fiabilité de l’intermédiaire de la FAF qui n’a, jusqu’à hier à l’heure où nous mettions sous presse, rien obtenu. Il est inadmissible de lier une date aussi cruciale sur le plan de préparation à un intermédiaire incapable d’obtenir des adversaires pour une sélection qui vient de remporter la CAN.

Le stage à l’étranger, une contrainte
Dans la norme, c’est les équipes qui insisteraient pour jouer conte l’Algérie et non cette dernière qui rechercherait désespérément une adversité. La frustration est décuplée quand on sait que, à titre d’exemples, la Tunisie et le Maroc ont pu finaliser un calendrier pour octobre avec un double-test. Les Aigles de Carthage affronteront le Soudan et le Nigéria alors que les Lions de l’Atlas seront opposés au Sénégal et la RD Congo. Le fait d’accueillir ces affiches à domicile a facilité les choses pour les Tunisiens et Marocains. Ce qui ne peut pas être le cas pour nos Dz puisque Belmadi a préféré regrouper ses troupes en Europe afin que tout le monde puisse être disponible. Les Autorités algériennes auraient pu accorder une dérogation pour la sélection afin de pouvoir jouer sur nos terres. Mais le coach n’aurait pas eu l’ensemble des ses effectifs tant les liaisons aériennes sont suspendues et que la plupart des éléments évoluent à l’étranger. Tous ces paramètres pourraient saboter la date d’octobre. Cela constituera un échec pour Kheireddine Zetci et son équipe. Qui ne serait pas le premier. n