Les 90 athlètes ayant représenté l’Algérie dans les championnats d’Afrique de luttes associées, abrités du 4 au 9 février a la Coupole du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf d’Alger, ont décroché un total de 75 médailles (22 or, 30 argent et 23 bronze). Une moisson qui permet à notre sélection de terminer à la seconde place derrière l’Egypte, spécialiste de la discipline. Par rapport à la dernière édition, organisée en 2019 à Hammamet (Tunisie), l’EN a fait un bond d’un rang.

L’instant émotion de ce rendez-vous continental restera certainement la domination de nos seniors dans les combats de lutte gréco-romaine. Dix médailles, dont six en vermeil gagnées par Abdelkrim Fergat (55 kg), Abdeljebbar Djebbari (63 kg), Abdelkrim Ouakali (77 kg), Chawky Doulache (82 kg), Sid Azara Bachir (87 kg) et Adem Boudjemline, deux en argent et autant en bronze.
Le président de la Fédération algérienne de luttes associées (FALA), Rabah Chebbah, n’a d’ailleurs pas manqué de montrer son bonheur quant aux résultats réalisés par l’ensemble des catégories (cadets, juniors, seniors et féminine) : « nous sommes très satisfaits des résultats obtenus par nos lutteurs dans toutes les catégories, notamment les seniors de la gréco-romaine qui ont été sacrés haut la main devant les Egyptiens. Nous avons très bien préparé ce rendez-vous africain et de l’avis de tous les chefs de délégations présents à Alger, le pari est plus que réussi.»

Bonne organisation
Pour ce qui de l’organisation, le constat a été conforté par Kamel Bouaziz, président de la commission d’arbitrage à la Confédération africaine de lutte, qui a estimé que «c’est une compétition très difficile à gérer en présence de près de 400 athlètes représentant 25 pays, ce qui demande beaucoup de travail et de présence de la part des juges-arbitres qui ont fait, d’une maAnière générale, leur travail convenablement » non sans assurer que « cette compétition s’est déroulée dans de très bonnes conditions et aucun incident arbitral n’a été signalé ». Pour revenir à nos athlètes, il faut savoir que l’instance fédérale nationale se veut ambitieuse et met les moyens : « Nous avons donné tous les moyens en matière de préparation que ce soit ici à Alger ou à l’étranger. Aujourd’hui, notre travail a donné ses fruits avec la consécration de nos lutteurs chez les cadets et cadettes ainsi que les seniors en lutte gréco-romaine. C’est une belle chose pour nos athlètes qui ont amélioré leur classement par rapport à la dernière édition à Hammamet en Tunisie », a rappelé le patron de la FALA en se projetant déjà sur les épreuves à venir : « Maintenant ils vont reprendre le travail en vue du tournoi qualificatif aux JO-2020 qui aura lieu le mois de mars à El Jadida au Maroc.» Pour finir, la seule petite ombre au tableau restent les résultats insuffisants de nos féminines « seniors » qui ne sont montées que sur deux podiums. Amel Hammiche s’est contentée de l’argent en s’inclinant en finale (65kg) devant une Nigériane alors qu’Ibtissem Doudoua a décroché le bronze chez les 50 kg. Les responsables devront considérer ces performances afin de remédier à cette « insuffisance » dans les performances chez les dames.