La sélection algérienne de boxe  a terminé les Championnats arabes (seniors messieurs)  à la 3e place avec  sept médailles (3 or  et 4 bronze), à l’issue de la compétition disputée au Complexe olympique  d’Al-Maadi au  Caire (Egypte).

Bien que nos boxeurs aient réalisé plus de médailles que lors de l’édition de l’année dernière, ils ont par contre perdu leur titre de champion arabe au profit des Egyptiens. En effet, l’Egypte a terminé à la première place avec un total de 9 médailles (3 en or, 5 en argent et une en bronze). La deuxième place est revenue à la sélection marocaine avec un total de 6 médailles (3 en or et 3 en argent alors que nos boxeurs ont terminé sur la dernière marche du podium avec un total de 8 médailles (3 en or et 5 en argent). Il est utile de rappeler au passage que lors de la précédente édition qui s’est déroulée également au Caire, la sélection algérienne avait été sacrée championne arabe avec un total de neuf médailles (2 or, 3 argent et 4 bronze).

Les médaillés algériens
Les deux médailles d’or algériennes ont été l’œuvre de Hichem Maouche (49 kg) qui a pris le dessus sur l’Egyptien, Mahmoud Same Aly, alors que son coéquipier, Farid Douibi (75 Kg) a eu le dernier mot devant un autre égyptien, en l’occurrence Mohamed Bakre. De leur côté, El Karia Mohamed Amine (56 kg), Metaoui Mohamed Amine (60 kg) et  Fassi Ahmed Djamel (69 kg) se sont contentés de l’argent en perdant en finale, respectivement, devant trois adversaires égyptiens, Mustafa Mohamed Fahme, Marwan Madbole et Youcef Mohamed Sobhe.
Les quatre médailles de bronze ont été remportées par Sikilli Rahmen (64 kg), Aiffa Abdennour (+91 kg), Ahmed Berket (81 kg) et Hassid Mohamed Amine (91 kg).

La quantité plus que la qualité
Cette année les jeunes algériens ont remporté plus de médailles mais ont perdu leur titre à la différence des médailles en argent dans cette compétition qui a connu la participation de pas moins de 66 boxeurs venus de 12 pays arabes. Ainsi, jeudi dernier et lors de la dernière journée de cette compétition régionale, trois boxeurs algériens ont arraché une médaille d’or chacun à l’issue de leur finale respective. Il s’agit de Meziane Mohamed-Adem (-49 kg), Hichem Maouche (52 kg) et Hemici Deradji (91 kg). Des cinq autres médailles de bronze, on notera celles de Youcef Benmoumene (56 kg), Sid Ahmed Ounane (60 kg), Aïssa Hefida (64 kg) et Aghilas Kesraoui (75 kg) qui ont été éliminés en demi-finales.
La délégation algérienne a pris part à ces joutes arabes sous la conduite du staff technique national, composé des entraîneurs Ahmed Dine, Boubekri, Abdelhafid et Slimane Belounis.

Sans maître à bord de la FAB
Il est important de rappeler également que la boxe algérienne est toujours sans président depuis le dernier report de l’Assemblée générale élective (AGE) de la Fédération algérienne de boxe (FAB), initialement programmée le 29 décembre dernier et ce, sur demande de l’Association internationale de boxe (Aiba). L’Association internationale de boxe a demandé des explications et les motifs du rejet des dossiers de candidatures de Nabil Sadi, ex-président de la FAB et Fazil Ferhat, ex-membre fédéral. Il semble bien que l’ancien président de la Fédération algérienne de boxe, Nabil Saâdi, ait saisi l’instance internationale pour évoquer cette mise à l’écart.
En 2017, quelques mois après sa destitution de la présidence de la FAB décidée par l’ancien ministre El-Hadi Ould Ali, M. Saâdi avait été réhabilité par l’Aiba qui ordonna aux autorités algériennes (MJS) de cesser de le considérer comme « inéligible».
Une décision qui n’a pas été prise en considération par le MJS après le départ d’Ould Ali, estimant que Nabil Saâdi n’avait pas le droit de postuler à nouveau à la présidence de l’instance nationale de boxe. Le dossier est toujours en «instance donc au MJS.