C’est dans le sens inverse des aiguilles d’une montre que les concurrents du Rallye Challenge Sahari 2017 ont effectué les deux dernières étapes, à savoir Taghit-Oran en passant par Tiout de Naâma. De quoi renouveler les perspectives pour les engagés.

Baptisées respectivement «l’azalaï» et «le retour des héros», ces épreuves étaient les étapes qui ont fait tomber le rideau sur le challenge Sahari 2017. En effet, en huit étapes de compétition, les «challengers» ont vu deux mondes défiler dans un seul pays, à savoir du Nord au Sud.

Pour l’épreuve numéro 7, qui s’est déroulée mercredi dernier, les participants ont dû parcourir pas moins de 400 km dont 91 en spécial. Ils ont relié la palmeraie de Taghit de Béchar à Tiout de Naâma comme lors de la deuxième étape. Pour eux, c’était tout en contraste. Vu qu’ils sont sortis d’une avalanche de sable pour entrer dans une zone aride avec des températures moyennes qui peuvent atteindre – 10°C l’hiver. Ainsi, c’était la dernière fois que des pilotes, notamment étrangers, ont été emmenés en bordure du Grand Erg occidental. En bordure… enfin, il y avait tout de même quelques passages amusants dans ces sables pluri-sécuritaires. Lors de ce parcours, on n’a compté aucun blessé, seulement quelques «accros» qui se sont traduits par l’abandon de quelques participants. Côté résultats, c’est, encore une fois, le Français Thierry Bunel, accompagné de sa copilote, qui n’est autre que sa femme, qui a remporté cette septième étape. En effet, les Bunel ont remporté l’étape grâce à un temps de 1h03mn25s. Les frères Nabil et Nadir Djoudi sont arrivés en deuxième position (1h12mn39s), suivis des frères Hichem et Rachid Ouzane à la troisième place (1h13mn38s).

Quad, moto et SSV… domination algérienne ou presque
En moto, c’est le jeune prodige algérien Sid-Ali Mohammedi, âgé de 20 ans, qui a reporté l’étape avec brio. Il a pris le dessus sur le favori de l’épreuve, l’Italien Paulo. Dans la catégorie «moto», la 7e étape du rallye a été remportée par Djaafar Serraï (58mn12s). L’Italien Paolo Cici est arrivé deuxième (59mn17s) alors que Sid-Ali Mohammedi est rentré troisième (1H00mn). Pour les Quads, une catégorie qui a vu six de ses pilotes se retirer de la compétition pour des pannes mécaniques et divers accidents, Mohamed Isma Saïb a gagné l’étape (1H09mn57s) sans aucun concurrent. Pareil cas pour les frères Adlène Amar et Redouan Rouabeh Ouazene dans la catégorie «SSV».

«Champions return» à Oran
Pour sa dernière ligne droite, la huitième étape, qui s’est déroulée jeudi dernier, a emmené les participants vers la wilaya d’Oran. Comme la première, les pilotes ont couru une distance de 501 km dont 107,3km chronométrés, avec deux liaisons. Les pilotes ont eu le décor féerique des régions de Naâma, l’arrière-pays tlemcénois et celui de l’Oranie, mais en sens inverse. L’épreuve en question s’est déroulée sans incident ni abandon. L’arrivée a été organisée à l’intérieur de l’hôtel Les Andalouses d’Oran. Pour les résultats, la première place est revenue au «biker» Cici. Et comme la précédente étape, c’est le couple Bunel qui a remporté la catégorie auto. Outre le côté aventure et sportif, c’est surtout l’esprit et le partage entre participants que les «raiders» ont retenus. Un esprit unique que l’on ne retrouve que sur très peu d’épreuves sportives. Pour sa troisième édition, il faut dire qu’aucun problème majeur ni accident grave ne sont à retenir, si ce ne sont quelques os frctures et des petits bobos.

Vainqueurs, remise des prix et classement
Le raid des «Sahari», dans sa troisième édition, a baissé rideau donc jeudi dernier à Oran après 3 000 km parcourus dans le sud-ouest algérien. On a vu, tout le long des épreuves la domination de trois équipages, à savoir beaucoup d’Algériens, Français ainsi qu’un Italien.
Lors de ce périple, qui s’est déroulé en huit grandes étapes spéciales, tracées sur un parcours, de plus de 3 000 km dont 1 117km en spécial, entre Oran et Béchar, en aller-retour, le Challenge Sahari 3 a offert aux pilotes, toutes catégories confondues, une grande variété de panoramas naturels. Et n’a laissé personne indifférent. Autant de paysages qui ajoutent à la difficulté sportive, des impressions mémorables dans l’inconscient collectif, du flux continu de pilotes, de touristes et d’amateurs du désert, tous portés par le même enthousiasme à l’idée de parcourir et explorer les pistes du désert algérien. En effet, du sable, des plateaux, de la navigation, du grand plaisir de pilotage et, surtout, de l’aventure, voilà ce qui a figuré durant les huit jours de la compétition. Après ce «road trip», une cérémonie de remise de prix s’imposait. Et c’est à l’hôtel Les Andalouses d’Oran que cette soirée s’est déroulée. Un moment d’émotion partagée où participants, organisateurs, invités, officiels et journalistes ont célébré ensemble la clôture de la «3e saison».
Chacun s’est paré de ses plus beaux atours et troqué gilets, chaussures et casques poussiéreux pour une tenue plus élégante. Pour lancer officiellement la cérémonie, il y aura l’intervention du ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, qui s’est dit énormément satisfait de la réussite du challenge, qualifiant cet événement de «catalyseur pour la promotion et le développement de ce sport».
Dernier moment attendu, le résultat du classement général et la remise des prix. Les trophées sont remis aux champions dans les différentes catégories. Pour celle des motos, la spécialité a été largement dominée par l’Italien Paulo Cici, qui a raflé les premières places du podium, suivi de Serrai Djafar, originaire de Saïda. En troisième position, l’Algérien Sid-Ali Mohammedi. Ces deux derniers confirment la suprématie des pilotes algériens dans ce genre de compétition et pourtant, ils ne sont pas habitués aux rallyes. Comme on s’attendait, l’épreuve «auto» a été prise par Thierry Brunel accompagné de sa copilote, qui ont été suivis par les frères Djoudi de Laghouat. En troisième, c’est également les frères Ouazen. En «truck», les deux premières places ont été raflées respectivement par Mutti et son co-pilote Mazzoleni ainsi qu’Aurélie Raimondi. En quad, c’est Mohamed Isma Saïb qui a gagné la compétition. En SSV, les noms de Ouazen reviennent dans les deux premières places.