Annoncée comme l’autre « gros morceau » de cette édition 2018, la 3e étape du Rallye Sahari, à nouveau disputée en boucle entre Timimoune et Adrar, sur 477 km dont 238 en spécial et 238  en liaison, a été une aventure extraordinaire pour les pilotes.

Réveil les pieds dans le sable et lever de soleil incomparable sur les dunes pour les motards, s’extirpant de leurs tentes au terme d’une nuit passée en bivouac au sud de l’erg de Timimoune. A peine le temps d’avaler un thé et un copieux petit-déjeuner que l’on attaque déjà les premiers pâtés de sable pour un secteur sélectif de près de 480 kilomètres, dont 238 en spécial. C’est certain, la journée s’est annoncée encore très longue pour ces chevaliers du désert… En effet, c’est la deuxième boucle de cette course, entre Timimoune-Adrar-Timimoune. Ils étaient près d’une soixantaine à prendre le départ. Au début, les pistes étaient assez roulantes, mais peu à peu, le sable a pris le dessus parfois mêlé à quelques roches éparses. Ainsi, les voitures, motos, quads et camions ont surfé sur les dunes. Les navigateurs ont été mis à rude épreuve pour la traversée de cette mer de sable, avant de finir sur de belles pistes roulantes jusqu’à l’arrivée. Mais tous les participants ou presque ont franchi les 200 bornes en hors-pistes. Ils ont même gravi les dunes, réputées comme les plus dures au monde. Cependant, les pilotes ont dû rester souples sur l’accélérateur et les copilotes ont eu besoin de toute leur vigilance pour les guider. Malheureusement, certains pilotes ont renoncé à la fin de l’étape par la piste et ont opté pour un direct par la route pour rejoindre Adrar. Par ailleurs, faute d’un « timing », les résultats n’ont pas été connus au moment où nous mettions sous presse.

Les Algériens font de la résistance

Concernant la première étape qui a été effectuée entre Brezina et Timimoune, l’équipe Rallye fut dans l’impossibilité de donner les résultats en raison de problèmes techniques. Ainsi, au classement général catégorie « autos », c’est le champion algérien Fodil Allahoum qui était en tête après avoir remporté la première étape et terminé la seconde en cinquième position, étape remportée par le couple Benmansour. La seconde place de la générale « auto » est la propriété d’un autre Algérien, l’équipage Deguenati, tandis que le podium est complété par un autre équipage algérien, celui d’Agouf-Hissini. En moto, l’Anglais Jonathan Blackburn pointe en tête devant l’Espagnol Victor Rivera et le Français  Laurent Weibel. Dans la catégorie Quads, c’est Saib Mohamed Islam qui a raflé la première place du podium. Dans la catégorie SSV, l’équipage algérien Asloum-Rouabh a pris le dessus. Il faut dire que les Algériens s’en sortent bien dans ce rallye au milieu de pilotes étrangers très expérimentés. En effet, la liste des aspirants est longue, à commencer par Alessandro Ruosso, le multiple champion espagnol de motocross. L’aventure se poursuivra aujourd’hui avec la 4e étape, toujours en boucle, à Timimoune avec 146,82 km dont 123 km spécial. L’aventure se poursuit donc…

Compétition et tourisme font
bon ménage
Il y en a pour tous les goûts. Les parcours des courses sont très variés et les étapes inédites au programme de ce Challenge Sahari-2018 et sont propices au pilotage et à la navigation. Plusieurs étapes de désert hors-piste total dans l’océan des dunes du Sahara algérien. 360° de désert, d’aventure et de découverte. Les pilotes algériens et étrangers n’ont pas manqué de dire leur bonheur de vivre des moments forts en pratiquant leur sport préféré, celui des sports mécaniques. Les étrangers sont fascinés par la beauté du désert algérien. « La spéciale était très difficile avec d’immense dunes ce qui a requis une grande technicité », a indiqué l’Espagnol Ruoso à la presse, notant qu’il a pris les choses au sérieux dès les premiers kilomètres. Ruoso a également fait part de sa « satisfaction » de cette édition disputée pour la quatrième année consécutive au Algérie, se disant « subjugué » par les dunes de sable aux couleurs époustouflantes et les formations rocheuses fascinantes qui garnissent le parcours. Idem pour Cork Christopher, un « biker » anglais. Affichant son optimisme et un certain enthousiasme, il indiquera : « Une très belle étape, parce que le parcours était magnifique, avec un terrain merveilleux et favorable, des dunes magnifiques, sur un sable doré où l’on ne risque pas de se faire mal. Tout s’est bien passé, lors de cette 3e étape dans l’ensemble, mis à part que certains pilotes se sont égarés, faute d’avoir bien respecté le roadbook mis à leur disposition, que chaque concurrent se doit de bien lire afin de respecter le parcours tracé pour chaque étape.