Ceux qui en doutaient sont maintenant avertis, la pandémie, sous toutes ses formes, est toujours là. La Covid-19 en Algérie n’est pas une vue de l’esprit ni une quelconque manipulation de forces occultes souvent non identifiées. Les bilans se succèdent et c’est toujours des chiffres qui n’annoncent encore rien de bon.
Avec l’entrée en lice des variants britannique, nigérian et indien, la situation devient de plus en plus compliquée. Vous négligez les gestes de distanciation ? Alors il est primordial de vous rappeler l’état des lieux, en se fiant aux derniers bilans. Hier, samedi, il était question de 217 nouveaux cas. C’est toujours au-dessus des 200, et c’est toujours inquiétant. Ce qu’il ne faut pas oublier c’est qu’il s’agit du nombre de personnes qui ont été diagnostiquées. Si la « consultation » devait être généralisée, le bilan serait bien plus effarant. Il suffit de faire un tour au niveau des laboratoires d’analyses pour s’en convaincre.
A ces cas devenus, au fil des mois, presque anodins pour tout le monde – sauf pour les malades et leur famille, il y a maintenant les variants. Le dernier bilan de l’institut Pasteur d’Algérie qui, visiblement, a repris le « dossier », donne un aperçu de l’ampleur de cette forme de la pandémie. Cent onze nouveaux cas ont été établis, qu’ils soient en relation avec le variant britannique ou indien.
Ils sont bien là, en Algérie. Il est presque trop tard pour s’attarder sur l’origine et la manière avec lesquelles ils ont pu pénétrer sur le territoire national. L’heure est à la guérison, à la prévention, à la sagesse…
Pour cela, et il est toujours important de rappeler et le rappeler encore, il faut un sursaut national et à plusieurs niveaux. La souffrance des nombreux malades atteints est indescriptible, et même ceux qui ont cru s’en être sortis portent toujours des séquelles.
Nombreux sont ceux qui croient que la solution ce sont les vaccins qu’il faudra généraliser et mettre à la disposition de la population, mais ce sera toujours insuffisant. La solution ne pourra provenir que des citoyens eux-mêmes. Les responsabiliser, c’est sauver tout le monde. Négliger la désinvolture de certains c’est risquer de faire payer à tout le monde une catastrophe qui rôde toujours en Algérie.