Par Bouzid Chalabi
En prévision de la prochaine campagne labours-semailles, qui va incessamment démarrer, les céréaliculteurs ne s’attendaient, après avoir eu vent d’une probable baisse des prix, à ce que des semences de céréales primaires (blé tendre et dure), orge et avoine, leur seront livrées à tarif réduit. C’est pourtant le cas, puisque l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) vient de rendre public un nouveau barème des prix qui est d’ailleurs entré en vigueur. Ainsi sur instruction du Secrétariat général du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, sous la référence n°2021 du 17 septembre 2022, le prix de la semence de blé dur est fixé à 6 980 DA le quintal au lieu de 7 190 DA/q, celle du blé tendre à 5 700 DA/q contre 5 900 DA/q. Pour l’orge et l’avoine, les prix passent à 3 830 DA/q alors qu’ils étaient jusqu’ici à 4 170 DA/q. Ce faisant, il convient de rappeler que le Secrétaire général chargé des missions du Directeur général de l’OAIC, Nasreddine Messaoudi, avait annoncé le 12 septembre dernier à l’APN que l’examen du plafonnement des subventions sur les semences-engrais est au niveau de la chefferie du gouvernement. Ce qui veut dire que le traitement de ce dossier n’a pas tardé, voire même a été accéléré car cinq jours après, la décision de baisser les prix des semences a été prise. Une telle célérité est à mettre au registre des instructions du Chef de l’Etat qui exige à ce que soient réunies les conditions favorables à l’augmentation de la production céréalière du pays. Un pas dans ce sens a été d’ailleurs déjà mis en œuvre. En effet, le premier responsable du pays avait pris la décision de hisser les prix d’achats du blé tendre et dur auprès des céréaliculteurs à des fins de booster les rendements céréaliers. En somme, nos céréaliculteurs se voient encouragés à produire plus puisque d’amont en aval de leur activité les prix des semences et ceux de la vente de leurs moissons sont tout à leur avantage. Mais avec pour seule exigence de livrer intégralement leur récolte aux Coopératives céréalières et de légumes secs (CCLS). Un dispositif inscrit dans la loi de finances complémentaire 2022. C’est pour dire qu’à travers ces dispositifs d’encouragement à produire plus il ne reste plus qu’à espérer que cela se traduise concrètement sur le terrain et de surcroît positivement. Tout l’enjeu réside à diminuer quelque peu nos gros volumes d’importation en céréale primaire.