Les prix du blé augmentaient encore, lundi à la mi-journée, avec des éléments haussiers inchangés, comme la taxation des exportations de marchandises russes par Moscou, sur fond de fermeture des marchés américains, pour cause de lundi férié (Martin Luther King day) aux Etats-Unis. La tonne de blé tendre progressait de 2,25 euros sur l’échéance de mars à 233,75 euros, et de deux euros sur l’échéance de mai à 229,75 euros, pour environ 7.500 lots échangés. La tonne de maïs, elle, progressait de deux euros sur l’échéance de mars à 214 euros, et de 1,50 euro sur juin à 212 euros, pour environ 650 lots échangés Parmi les facteurs haussiers de prix cités par les analystes du marché céréalier, «la confirmation des taxes à l’export décidées par Moscou» pour tenter de contenir l’inflation du prix des matières premières sur le marché intérieur. «Le projet de Moscou de taxe à l’exportation du blé fait état de deux étapes, d’abord au 15 février à 25 euros/tonne, puis au 1er mars à 50 euros/tonne», a indiqué le cabinet Inter-Courtage dans une note, s’interrogeant toutefois sur l’adoption officielle de ce plan par le gouvernement. Les autorités envisagent de maintenir cette taxe sur la prochaine campagne, fondée donc sur la récolte de l’été à venir. Elles prévoient également de taxer les exportations de maïs à 25 euros/tonne à partir du 15 mars, et celles d’orge à 10 euros/tonne, selon Inter-Courtage. En Argentine, le gouvernement projette pour sa part d’augmenter la taxe sur les exportations des céréales de 3% à 10%. Certains opérateurs s’interrogent toutefois sur un possible «palier» atteint en termes de prix, susceptible d’affecter la demande, après l’annulation d’un appel d’offres par l’Egypte la semaine dernière, en raison des prix proposés, a souligné le cabinet Agritel dans une note publiée lundi. n