Les prix du blé étaient stables, lundi à la mi-journée, après une forte hausse des cours en fin de semaine dernière, provoquée par une baisse de l’euro face au dollar. Lundi, la devise européenne remontait assez nettement face au dollar, ce qui pesait sur la compétitivité des marchandises européennes. Autre élément lestant les cours, une réévaluation à la hausse de la récolte russe: le cabinet Sovecon a suivi le mouvement initié ces derniers temps «en augmentant son estimation de production de blé russe à 81,2 millions de tonnes (80,9 Mt précédemment), contre 81,9 Mt pour l’opérateur logistique Rusagrotrans et 82 Mt pour le cabinet Ikar. Sovecon indique «ne pas être trop optimiste alors que la récolte va aborder les blés de printemps en Sibérie, impactés par un temps chaud et sec, et dont les toutes premières indications de rendement sont mauvaises, à 1,7 tonne/hectare, soit 25% de moins que l’année dernière», a rapporté le cabinet Inter-Courtage. «Par ailleurs, la Russian Grain Union (organisation professionnelle des céréaliers russes), espère que la Russie va regagner son rang d’exportateur mondial n 1 de blé en 2020, aux dépens de l’UE», a ajouté Inter-Courtage. L’organisation table sur des exportations russes de blé qui pourraient atteindre 37 Mt en 2020/21 (34,8 Mt en 2019/20), contre 25,5 Mt pour l’UE, touchée par la sécheresse, notamment en Allemagne et en France. Le déficit hydrique persistant sur la France pénalise maintenant le maïs, dont la proportion de conditions de culture bonnes à très bonnes a été réévaluée par l’organisme FranceAgriMer à 62% contre 65% la semaine précédente. Sur Euronext, la tonne de blé tendre progressait de 25 centimes sur l’échéance de septembre à 186,50 euros, et se repliait de 25 centimes sur celle de décembre à 183,50 euros, pour un peu plus de 9.000 lots échangés. La tonne de maïs, elle, progressait de 25 centimes sur l’échéance de novembre à 167,25 euros, et était inchangée sur l’échéance de janvier à 169,75 euros, pour un peu plus de 160 lots échangés.