Dans un décret publié, hier, au Journal Officiel, le gouvernement vient de lever le pied sur la subvention des prix des céréales, notamment la tarification appliquée par l’Office algérien interprofessionnel des céréales aux fabricants de pâtes alimentaires.
En effet, le décret exécutif n° 20-241 du 31 août 2020, modifiant et complétant le décret exécutif n° 96-132 du 13 avril 1996, portant fixation des prix aux différents stades de la distribution des farines et des pains, est venu remettre de l’ordre dans la filière céréalière et fixer la tarification des blés cédés aux différents acteurs, à savoir les consommateurs, les boulangers et les minoteries. Ainsi, les prix de cession aux différents stades de la distribution des farines courantes conditionnées sont fixés à 2 000 dinars le quintal pour les boulangers et à 2 080 dinars pour les collectivités. En revanche, le prix des farines courantes conditionnées en paquet de 1 kg est fixé à 23,70 dinars pour les grossistes, à 25,70 pour les détaillants et à 27,50 pour les consommateurs. Le paquet de 2 kg reviendrait à 45,40, à 48,40 et à 51,50 respectivement pour les grossistes, les détaillants et les consommateurs, alors que le paquet de 5 kg est cédé à 113,50, à 123,50 et à 133,50 dinars pour respectivement les grossistes, les détaillants et les consommateurs.
Le décret fait obligation aux minoteries de mentionner sur les emballages les «farines courantes à prix réglementé, ainsi que les prix de cession au consommateur». Les quantités de blé tendre destinées à la production des farines courantes réservées aux boulangeries, aux collectivités et aux ménages, sont cédées par l’OAIC aux minoteries par référence au prix de cession réglementé.
Cependant, les quantités de blé tendre destinées aux autres types de farines sont cédées par l’OAIC aux minoteries par référence à leur prix non subventionné. A comprendre par-là que le blé vendu par l’OAIC aux minoteries et qui est transformé en pâtes alimentaires ne sera plus subventionné par l’Etat.
Les minoteries sont tenues de se conformer aux dispositions de cette nouvelle réglementation dans un délai de trois (3) mois, lit-on dans le décret en question. Un second décret, publié hier, référencé n° 20-242, modifiant et complétant le décret exécutif n° 07-402 du 25 décembre 2007 fixant les prix à la production et aux différents stades de la distribution des semoules de blé dur, est venu plafonner les prix à la production et la distribution des semoules de blé dur. Au-delà des prix fixés pour les grossistes, les détaillants et les consommateurs, le décret précise que le différentiel entre le prix de revient réel, toutes charges et taxes comprises, du blé dur destiné à la production des semoules courantes et des semoules extra pour le consommateur et le prix entrée semoulerie est pris en charge par l’Etat. Cependant, le blé dur destiné à la production des pâtes, couscous et autres dérivés, est cédé par l’OAIC aux semouleries au prix non subventionné. n