Les candidats aux élections législatives du 4 mai doivent favorablement répondre aux critères édictés par la loi organique relative au régime électoral du 25 août 2016, qui définit un certain nombre de conditions draconiennes pour prétendre occuper un siège à l’Assemblée. 

En premier lieu, le candidat doit avoir la nationalité algérienne, être inscrit dans la circonscription électorale dans laquelle il se présente, avoir 25 ans au moins le jour du scrutin et avoir accompli les obligations du service national ou en être dispensé. Les candidats à la Chambre basse du Parlement doivent ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation définitive pour crimes ou délits privative de liberté et non réhabilités, à l’exception des délits involontaires.
Par ailleurs, la déclaration de candidature résulte du dépôt, au niveau de la wilaya de la liste des candidats, par le candidat figurant en tête de liste ou, en cas d’empêchement, par le candidat figurant en seconde position. Une liste de candidats déposée ne peut faire l’objet, ni de modification ni de retrait, sauf dans le cas de décès notamment d’un candidat de la liste avant la fin du délai de dépôt de candidature. Il est procédé à son remplacement par son parti politique ou dans l’ordre de classement des candidats dans la liste si le décès concerne un candidat indépendant.
D’ailleurs, en cas de décès, selon la même loi, d’un candidat de la liste après le délai de dépôt de candidature, il ne peut être procédé à son remplacement.
La loi organique relative au régime électoral dispose que nul ne peut faire acte de candidature sur plus d’une liste, ni dans plus d’une circonscription électorale.
Chaque liste de candidats présentée, soit sous l’égide d’un ou de plusieurs partis politiques, soit au titre d’une liste indépendante, doivent être parrainés soit par les partis politiques ayant obtenu plus de 4% des suffrages exprimés lors des élections législatives précédentes ou par les partis ayant au moins 10 élus au niveau de la circonscription électorale dans laquelle la candidature est présentée. Dans le cas où une liste de candidats est présentée au titre d’un parti politique ne remplissant pas l’une des deux conditions citées, ou au titre d’un parti qui participe pour la première fois aux élections ou lorsqu’une liste est présentée au titre d’une liste indépendante, elle doit être appuyée, au moins, par 250 signatures d’électeurs de la circonscription électorale concernée par chaque siège à pourvoir. Pour les circonscriptions électorales à l’étranger, la liste des candidats est présentée, soit au titre d’un ou plusieurs partis politiques, soit au titre d’une liste indépendante appuyée d’au moins, 200 signatures pour chaque siège à pourvoir parmi les électeurs de la circonscription électorale concernée.

Les « exclus »
Dans cette élection, sont exclus à la candidature, pendant l’exercice de leur fonction et pour une durée d’une année après leur cessation de fonctions : le wali, le wali délégué, le chef de daïra, le secrétaire général de wilaya, le magistrat, l’ambassadeur et le consul général. Au même titre que sont inéligibles le membre du conseil exécutif de wilaya, le membre de l’Armée nationale populaire, le fonctionnaire des corps de sécurité, le comptable des deniers publics de wilaya et le contrôleur financier de wilaya.n