Le Directeur général (DG) de la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (CASNOS), Azzouz Assassi a affirmé, lundi à l’Assemblée populaire nationale (APN), que la Caisse ambitionnait d’élargir la gamme de ses services et d’alléger les procédures à travers la généralisation de la numérisation, indique un communiqué de la chambre basse du Parlement. Présentant un exposé devant la Commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle, lors d’une séance présidée par M. Ryadh Khellaf, président de la Commission, M. Assassi a précisé que la CASNOS œuvrait à «élargir ses services et alléger les procédures à travers la généralisation de la numérisation». Evoquant les difficultés auxquelles fait face la Caisse, le responsable a cité notamment «la hausse des frais des prestations face à la baisse des cotisations, d’autant plus que le taux de recouvrement a atteint, jusqu’au 30 novembre dernier et malgré tous les moyens utilisés, 88,16%, soit 72,91 milliards Da», ajoute la même source. Lors du débat, les députés se sont interrogés sur la situation financière de la CASNOS, les différents obstacles entravant l’affiliation et la méthode de calcul des cotisations. Les membres de la Commission ont jugé primordial d’intensifier «la sensibilisation sur l’affiliation à la CASNOS», notamment au profit des agriculteurs, des éleveurs et des professionnels libéraux, et de proposer des avantages de manière à permettre aux affiliés de bénéficier, par exemple, des différentes formules de logements, tout en recommandant la généralisation du conventionnement avec les cliniques privées, conclut le communiqué. Pour sa part, le Directeur général de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS), Fayçal Bentaleb, auditionné également par la même commission, a indiqué que la CNAS s’occupait de la gestion des performances des assurances sociales relatives à la maladie, la maternité, l’invalidité, le décès et les accidents de travail, les pensions familiales pour le compte de l’Etat, le recouvrement des cotisations et les litiges qui y sont liés outre l’octroi du numéro de sécurité social aux travailleurs et aux employeurs, a précisé le communiqué. Dans le même sillage, le DG de la CNAS a rappelé d’autres missions assignées à son établissement à savoir la promotion de la politique de prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles, la gestion du fonds de prévention et la gestion des performances des bénéficiaires des conventions bilatérales. Il a également rappelé, ajoute la même source, le grand progrès dans le secteur de la numérisation, dont le système Chifa qui a œuvré à l’allègement des mesures de prise en charge de l’assuré social, ainsi que l’application système de l’espace El-Hanaa qui donne à l’assuré social, la possibilité de bénéficier de plusieurs prestations, à l’instar de la demande de la carte Chifa à distance, le retrait de l’attestation d’affiliation aux assurances sociales et la possibilité pour les employeurs de s’assurer de la conformité de cette attestation, la demande de remboursement du congé maladie à distance et d’autres prestations possibles. Lors du débat, les membres de la Commission ont valorisé les efforts consentis dans le cadre de l’amélioration du service fourni au citoyen, ainsi que le grand progrès dans la numérisation de la gestion de la CNAS, proposant l’application du système code barres, dans le remboursement des médicaments. Les membres de la Commission ont également demandé la nécessité d’actualiser les textes réglementaires qui régissent le système des remboursements, afin que ces textes puissent se mettre au diapason des évolutions du marché, notamment les remboursements relatifs à certaines analyses et radiographies. Ils ont également appelé à introduire certains dispositifs propres aux personnes à besoins spécifiques, demandant également d’ajouter certaines pathologies dans la nomenclature des maladies chroniques. De plus, les députés ont mis en avant la nécessité pour la CNAS d’entrer dans le domaine de l’investissement, afin qu’elle ne reste pas otage des cotisations uniquement, et ce, à l’effet d’alléger le grand déficit dont pâtit la Caisse toute l’année. Les députés ont également soulevé des préoccupations locales qui consistent à la création de centres de paiement et de contrôle médical, notamment dans les villes nouvelles et les grandes agglomérations urbaines. n