Après Aom Invest, c’est au tour de la société Casbah, spécialisée en agrumes et All Green, présente elle aussi dans le secteur agricole, d’afficher leur intention
de rejoindre la Bourse d’Alger.

«Nous sommes en pleine évaluation et la cotation en Bourse des deux entreprises interviendra avant la fin de l’exercice 2019», explique le même responsable, joint hier au téléphone. Ce n’est pas tout. Cette volonté, poursuit M. Benmouhoub, est également affichée par deux autres entités dans les domaines de l’industrie et du tourisme. En effet, la PME constitue un compartiment mis en place dans le cadre du projet de modernisation du marché financier, en vue d’accroître sa contribution à la mobilisation de l’épargne et au financement de l’économie. L’expérience des grandes places financières a bien montré que c’est le marché alternatif qui alimente les cotes officielles de la Bourse. Les entreprises, se heurtant jusqu’ici à nombre de contraintes, dont l’insuffisance de capitaux et la fragilité due à leur création récente, peuvent, grâce au marché alternatif, bénéficier d’un financement à faible coût, lequel peut leur permettre, entre autres, de consolider leur fonds propre. Aujourd’hui, soutient, content, M. Benmouhoub, les avantages financiers et non financiers qu’offre une cotation en Bourse «commencent à être perçus et appréciés par les opérateurs économiques». Notons que cet intérêt, jusque-là quasi inexistant, trouve entre autres son explication dans le projet de loi de Finances de 2019 qui prévoit des exonérations fiscales (IRG et TVA) au bénéfice des entités économiques et des actionnaires, aux fins de dynamiser ses activités.
A ce sujet, M. Benmouhoub souligne que lorsqu’un actionnaire acquiert des parts dans des entreprises cotées, celles-ci sont exonérées de l’IRG, lorsqu’il s’agit d’une personne physique et de l’IGS, lorsqu’il s’agit d’une personne morale. Dans une autre optique, le directeur général de la Sgbv annonce, s’agissant du nouveau système d’implémentation, qu’«on attend l’arrivée incessante du serveur pour pouvoir effectuer des tests». Précisant que la Bourse a respecté les délais, M. Benmouhoub indique que ce projet sera fin prêt très bientôt. Ainsi, les opérateurs auront la possibilité d’effectuer des transactions boursières, en achat et vente d’actions, directement en ligne. Les clients de la Bourse pourront également accéder à toutes les données et informations nécessaires sur les activités et les résultats des opérations boursières en temps réels. Dans cette optique, le directeur général de la Société de gestion des valeurs boursières vient d’annoncer que le processus de digitalisation des activités boursières, engagé depuis plus d’une année, est très avancé et que «les tests débuteront dans quelques mois». Yazid Benmouhoub a affirmé, dans ce sens, qu’à partir de 2019 la Bourse sera totalement digitalisée dans le sillage du programme de modernisation entamé en 2012. Dans ce contexte, un contrat avait été signé, début 2017, par le ministère des Finances (direction générale du Trésor) avec un consortium espagnol BME Innova-AFI (Analistas financieros internacionales) pour doter l’institution d’un nouveau système électronique de cotation, de supervision et de règlement qui soit sécurisé, performant, transparent et compétitif, fonctionnant aux standards internationaux de trading. La dernière phase de mise en place de ce système connecté avec les intermédiaires du marché des valeurs d’Etat, permettra une dématérialisation totale des activités boursières pour donner la possibilité aux opérateurs d’accéder directement aux données via le Net.n