NCA Rouiba a apporté hier des précisions au sujet de la cargaison de jus détruite par les douanes libyennes, il y a quelques jours. Une affaire dont la presse libyenne s’est fait l’écho. Ce lot de produits a été détruit au poste frontalier de Ras Jdir. Il était destiné à un importateur local, rapporte la chaîne d’information libyenne 218TV. Elle ajoute que le jus détruit était « impropre » à la consommation et ne pouvait, de ce fait, être admis sur le territoire libyen. Le média libyen n’a toutefois pas cité expressément la marque algérienne. Mais, il a accompagné l’information d’images (une série de photos prises par les douanes libyennes) où on peut constater qu’il s’agit de la marque Rouiba. Est-ce un lot périmé ? S’agit-il du même type de produit que NCA Rouiba commercialise en Algérie ? Des sources libyennes ne précisent pas s’il s’agit de produits périmés ou d’ingrédients entrant dans la fabrication de ces jus qui seraient interdits par les services de santé de ce pays. «Sur une expédition de 140 000 caisses, un lot de 5000 a été détruit. Les produits n’étaient pas impropres à la consommation.
Il s’agit d’un problème d’étiquetage présentant une différence de 0,4% de moins de teneur en fruits», a réagi NCA Rouiba dans un communiqué. L’entreprise se défend et souligne que les jus de marque Rouiba respectent toutes les normes nationales et internationales. La société s’est fait déjà certifier à trois normes ISO. Elle relève qu’elle a voulu rapatrier la marchandise pour effectuer des analyses dans des laboratoires algériens. Mais que c’était impossible, ne lui appartenant plus. NCA Rouiba estime qu’il s’agit d’un incident anodin qui n’a pas affecté les exportations de l’entreprise vers ce pays voisin, que «c’est un non-événement. Les produits se vendent toujours en Libye. Ils sont conformes aux normes requises». NCA Rouiba a confirmé la destruction de ces lots, car, les instances concernées ont estimé qu’il y a un problème d’étiquetage. Et détail important : le producteur de boissons algérien révèle que la destruction a touché un lot d’une expédition envoyée en juin 2018. L’affaire n’est donc pas récente. Le communiqué diffusé par l’entreprise ajoute par ailleurs qu’outre le «fait que nous faisons valoir tous les éléments de preuves techniques prouvant la parfaite conformité de nos étiquetages, nous avons déployé toutes les démarches auprès des instances concernées afin de lever toutes équivoques». Il y est également souligné qu’au vu de «l’importance de ce marché et des relations irréprochables qui nous lient à nos partenaires libyens, nous considérons qu’il s’agit d’un incident technique sans gravité et sans incidences sur la santé et la sécurité des consommateurs». L’entreprise, qui a pignon sur rue dans l’agroalimentaire, a vu néanmoins son activité fléchir à cause de la conjoncture économique que vit le pays depuis 2014. En 2017, elle a dégagé un chiffre d’affaires en baisse de 29% par rapport à l’exercice 2016, expliqué, entre autres, par la conjoncture économique difficile, un taux d’inflation important suite à l’augmentation de la TVA et la dévaluation du dinar. Quant au total du bilan net, il a connu une baisse de moins de 7%, soit -664 millions de DA, par rapport à l’exercice 2016, malgré l’entrée en exploitation de deux nouvelles lignes (TCA et canette).n