Sous le haut patronage du ministre de la Culture et le parrainage du wali de Tlemcen, le Centre des arts et des expositions relevant de la direction de la culture organise entre le 21 et le 28 juillet 2018, les journées nationales de la musique gnawa (1re édition).

Hier samedi 21 juillet 2018, trois groupes devaient se produire au niveau du grand Bassin (Sahridj Bedda), « Gnawa el Waha » (Béchar), « Forsane Maghnia » et « Gnawa ben Manqour » (Aïn Témouchent). Jeudi prochain, 26 juillet, la plage de Sidna Youcha’ (en coordination avec la commune de Dar Yaghmoracen) accueillera deux groupes issus de la même ville, « EChihab » (Maghnia) et « Forsane Maghnia ». Le lendemain, la plage de Oued Abdellah abritera, en coordination avec la commune de Ghazaouet, une soirée musicale gnawa qui sera animée par deux groupes venant de Maghnia, « EChouhada » et « El Firdaous ». La dernière soirée programmée dans le cadre desdites journées se déroulera le samedi 28 juillet 2018 au niveau de la station balnéaire de Marsat Ben M’hidi (ex-Port Say) ; à l’affiche, « Forsane Maghnia » et « Nadjmawa Aïn Sefra ». Cette ville en est à sa 2e édition cette année, dédiée à ce genre musical. Il faut souligner que quatre troupes de musique diwan activent actuellement à Maghnia dont une, en l’occurrence « Forsane Maghnia », a décroché la 2e place au dernier Festival national du diwan (11e édition) de Béchar.Quant à la manifestation artistique de Tlemcen, en sa première édition, qui s’inscrit dans le cadre de l’animation estivale, vise, selon les organisateurs, à célébrer cet art musical, à veiller et à contribuer à sa préservation et sa protection. La musique gnawa est enracinée dans la wilaya de Tlemcen où existe, à Nedroma, tout un quartier dénommé « Derb Gnawa » où se trouve la zaouïa gnawiya, connue jadis pour ses « Hadhra » du diwan. A Tlemcen, la waâda de Sidi Blel était marquée par une tournée d’un taureau à travers les artères de la ville, animée par un groupe de « quarqabou » ; le rituel du sacrifice se déroulait à Sidi Yaqoub (Agadir) et la cérémonie mystique (hadra) ponctuée de gounbri dans une maison traditionnelle à derb Sensla, dans la vieille médina.
E. H. T.