Par Bouzid Chalabi
Le président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures a, en effet, affirmé hier que «l’Etat n’envisage pas d’augmenter les prix des carburants». De nombreux experts économiques considèrent cependant que le soutien aux prix de l’essence et du diesel reviennent trop cher à l’Etat.
Alors que la commission chargée de préparer la réforme du système des subventions est installée aujourd’hui, qu’en sera-t-il des prix carburants? Ils ne vont pas changer, a affirmé le président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Rachid Nadil, lors de son passage hier sur les ondes de la radio nationale chaîne 1. «L’État n’a pas une telle intention, et donc il va continuer de subventionner les prix actuellement appliqués par les stations-service malgré leur coût élevé», a-t-il assuré. Il a cependant révélé que «dans certaines nouvelles stations de très légères augmentations ont été observées, ne dépassant pas quelques centimes . Ce que l’ARH a toléré compte tenu des faibles marges bénéficiaires qu’elles réalisent», a-t-il indiqué parlant de ces stations. L’invité de la radio a en outre rapporté que la politique énergétique en vigueur a permis au pays «d’atteindre l’autosuffisance dans le domaine de la production de carburants, puisque la capacité de production locale est actuellement estimée à plus de 4 millions de tonnes par an, alors que la demande nationale de consommation n’a pas dépassé 3,8 millions de tonnes .Par voie de conséquence, l’Algérie a abandonné l’importation de carburant lui épargnant une dépense estimée de au 500 millions de dollars».
A propos de l’interdiction de vente de l’essence mélangé au plomb depuis juillet 2021, il a rappelé «l’Algérie était le seul pays au monde à utiliser un tel carburant ; «les Nations Unies ont salué l’Algérie pour la décision qui a consisté à supprimer l’essence super des stations-service», a-t-il ajouté.
Concernant le stockage et la distribution de carburant, Rachid Nadil a indiqué que depuis la nouvelle loi sur les hydrocarbures 11 investisseurs privés se sont vus accorder des autorisations d’activité. «Nous nous attendons à ce que ce nombre passe à 14 distributeurs à court terme aux côtés de l’entreprise Naftal», a-t-il prévu. Toujours à propos de ce même secteur d’activité le président de l’ARH a fait savoir que le nombre de stations-service au niveau national est d’environ 2.700 dont 90% relevant de Naftal.
Selon les estimations du ministère des Finance, les subventions implicites, constituées notamment de subventions aux produits énergétiques et des subventions de nature fiscale, représentent environ 80% du total des subventions. n