La date fixée pour la suppression de la commercialisation de l’essence super avec plomb, au niveau des stations-services, a été avancée au début de juillet prochain au lieu d’octobre comme annoncé initialement, a indiqué hier le président du Comité de direction de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Rachid Nadil.
Cette décision a été prise hier, lors d’une réunion consacrée à ce sujet ayant regroupé le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, des responsables du groupe Sonatrach ainsi que ceux de l’ARH, a précisé M. Nadil dans une déclaration à l’APS. Ainsi, il a été fait état lors de cette réunion de la finalisation de toutes les dispositions nécessaires en vue d’entamer le retrait définitif de ce type de carburant dans deux mois, selon le responsable.
A partir de juillet, les automobilistes devront ainsi utiliser l’essence sans plomb ayant un indice d’octane unifié « valable pour tous les véhicules », selon le responsable, affirmant que les tests à cet effet ont été « finalisés » et que le produit proposé sera « totalement » sécurisé pour les différentes motorisations.
L’Algérie a décidé d’abandonner cette essence pour ses effets nuisibles sur la santé et l’environnement mais aussi dans le cadre de sa politique visant à mettre fin à l’importation des carburants. Sonatrach dispose des capacités de production de 4 millions de tonnes d’essences par an, tandis que la consommation nationale est estimée à une moyenne de 3,7 millions de tonnes par an.