Encore une fois, le phénomène de la «harga » revient au-devant de la scène après un court répit.

En effet, 16 nouveaux candidats à l’émigration clandestine ont été interceptés, à la fin de la semaine dernière, à Cap Falcon, par les unités des gardes-côtes d’Oran, a-t-on appris de ce corps de sécurité. Ces «harraga», tous de nationalité algérienne, étaient à bord d’un pneumatique équipé d’un puissant moteur (75 chevaux), ont été interceptés à 6 heures du matin à 6 miles, au nord de Cap Falcon, a-t-on indiqué de même source.
Les gardes-côtes ont réaffirmé, une fois de plus, qu’ils étaient à l’affût de chaque embarcation illicite qui tente de traverser clandestinement la Méditerranée.
Du côté de la justice, les harraga interceptés seront aussitôt présentés devant le juge, une façon de dissuader ces jeunes à se jeter dans la mer dans un voyage indécis, au cœur des vagues, en cette période hivernale difficile. Ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur, avec à chaque voyage vers l’inconnu des drames et des histoires de dispute, d’argent. Pour ceux qui réussissent à joindre l’autre rive sains et saufs, une nouvelle aventure commencera, avec le jeu du chat et de la souris avec les services de sécurité espagnols.
J. M.