La réouverture hier des écoles, les séances de révision et de préparation psychologique des élèves candidats aux examens du Brevet d’enseignement moyen (BEM) et du baccalauréat, ont été un moment spécial pour les concernés qui ont retrouvé les bancs des classes après une rupture de plusieurs mois. Cela a permis aux candidats de renouer avec l’ambiance des études, non sans les appréhensions relatives à la crise sanitaire. L’accompagnement psychologique a dominé le menu de cette reprise plus que la révision des programmes.
Après donc une rupture de six mois, à cause de l’épidémie du nouveau coronavirus, la première séance a été consacrée à « la prise en charge psychologique » des candidats avant d’entamer les révisions des programmes en prévision des examens.
Le ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, s’est rendu à cette occasion dans des établissements scolaires de l’Algérois où il a eu des rencontres et des échanges avec des élèves et des enseignants. Le ministre de tutelle les a, en effet, rassurés sur le protocole sanitaire mis en œuvre pendant les jours de révision et durant les jours d’examens prévus au mois de septembre prochain.
« Le gouvernement et les autorités locales ont mis et mettront les moyens nécessaires pour l’application du protocole sanitaire » élaboré par la tutelle et approuvé par le Comité de suivi de l’évolution de coronavirus dans le pays, a dit le ministre à l’adresse des élèves et enseignants. « Le ministère veillera à appliquer strictement le plan exceptionnel de révision élaboré en faveur des élèves candidats aux examens nationaux », a insisté le premier responsable du secteur.
« Le nombre d’élèves, a-t-il indiqué, ne dépassera pas 15 dans chaque salle ». Le ministre a également rassuré que les épreuves des examens porteront uniquement sur les leçons étudiées lors des deux trimestres de l’année scolaire.
« Les enseignants commenceront à dispenser des cours aux élèves des classes terminales et de quatrième année moyenne. Leur mission ne se résumera pas à la mission pédagogique, mais, également, à celle d’un soutien psychologique après une rupture de six mois », dit Abdelhamid Chebouti, président du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE).
« La phase actuelle est particulièrement exceptionnelle », dit M. Chebouti, pour qui, la communauté de l’éducation est tenue de faire face aux grands défis de la meilleure façon qui soit. Il insiste notamment sur le rôle des enseignants consistant à « motiver les élèves pour qu’ils redoublent d’effort afin de réactualiser les connaissances acquises ou compléter des programmes aux élèves concernés dans les deux paliers, après six mois de rupture et à quelques semaines du déroulement des épreuves », a-t-il indiqué.
Une position partagée par Abdelouahab Lamri Zegar, porte-parole de l’Unpef. « Les candidats aux épreuves du baccalauréat et du BEM ont entamé les révisions pendant le confinement», estime le syndicaliste. Pour ces raisons, il juge que les instituteurs sont tenus de « privilégier » l’aspect psychologique sur celui de la pédagogique. C’est d’ailleurs, rappelle-t-il, l’une des recommandations du ministre du secteur qui a appelé à «primer l’aspect psychologique en amont de la reprise des cours de révision en parallèle de la mission pédagogique ».
Ce dernier manifeste « sa confiance et son optimisme quant à la capacité et la compétence des membres du personnel de l’éducation à surmonter toutes les difficultés et accomplir les nobles tâches qui leur sont confiées ».
Si Chebouti indique que la reprise s’est déroulée dans des « conditions normales », sans relever des dysfonctionnements, Zegar pense, quant à lui, que ce n’est « qu’à l’issue des séances de révision qu’on saura si réellement le protocole sanitaire a été respecté ou non ».
A noter que les épreuves du baccalauréat, dureront 5 jours. Elles débuteront le 13 septembre et prendront fin le 17 du même mois. Le Bac sportif, lui, aura lieu du 20 au 30 septembre prochain. L’examen du Brevet de l’enseignement moyen (BEM) aura lieu du 7 au 9 septembre.