L’unique candidat à la présidence de l’organisation patronale Forum des chefs d’entreprise (FCE), dont les élections sont prévues le 24 juin prochain, Mohamed Sami Agli, patron du groupe éponyme, a débuté hier sa campagne électorale par une rencontre avec les médias, à l’effet de présenter son programme de candidature.

Ce dernier, faut-il le rappeler, a déposé officiellement sa candidature le 16 mai dernier au moment où son rival Hassen Khelifati, qui s’était auparavant porté candidat, s’est retiré de la course, arguant d’«un climat malsain» et d’«agissements suspects» en dépit des efforts fournis par le président par intérim démissionnaire, Moncef Othmani. Le candidat à l’élection du 24 juin prochain dit vouloir, s’il venait à être élu, « changer radicalement le FCE ». Une organisation qui aura pour devise «ne jamais avoir de position politique», a-t-il avancé. Autrement dit, selon le candidat, «rendre la première organisation patronale du pays totalement indépendante et ayant pour unique mission l’accompagnement des entreprises et la diversification de l’économie nationale». Poursuivant, il dira que son «autre cheval de bataille, une fois à la tête du Forum, sera de reconstruire l’organisation sur des bases saines, autrement dit, de rassembler de sorte à créer une parfaite cohésion entre l’ensemble des membres du FCE», ce sont «des chantiers rendus nécessaires suite aux agissements néfastes, remous et prises de bec, dont a été le théâtre notre organisation ces dernières années». Il y a eu une sorte d’acharnement à vouloir éloigner le FCE de sa mission principale pour en faire une sorte d’outil à des fins électoralistes, notamment lors d’élections présidentielles, créant ainsi des clivages au sein de l’organisation au point de pousser des adhérents à la démission de l’organisation patronale, a-t-il lancé. Interpellé pour se prononcer sur le marasme dans lequel s’est retrouvé plongé le FCE, il a avoué que «beaucoup de dérives ont été enregistrées», admettant que de nombreuses démarches ont été entachées de graves irrégularités, «ce qui a terni insidieusement le blason du FCE». Pour Mohamed Sami Agli, il s’agira de faire en sorte que «le FCE retrouve toute son aura». «J’adresse un message à nos jeunes membres de Jil-FCE. Dans mes plans d’actions, je vais accorder la priorité aux jeunes entrepreneurs», dira-t-il. Un moyen pour le candidat à la tête du FCE de gagner des voix le jour du scrutin. On ne saurait en douter dans la mesure, où non seulement il est membre depuis plusieurs années du Forum des chefs d’entreprises, et de surcroît membre fondateur de Jil-FCE, qui compte 2 000 adhérents sur un total de 4 000 membres au FCE. Un rapport qui pourrait jouer en sa faveur à moins d’un revirement de dernière minute, orchestré par des clans qui n’ont cessé ces derniers jours de remettre en cause les 30 voix favorables à la candidature de Mohamed Sami Agli, que ce dernier a engrangées dans les seules wilayas de Biskra (d’où il est natif) et de Béjaïa, alors que dans d’autres wilayas il n’a récolté que deux ou trois voix, voire aucune, comme l’atteste la direction intérimaire du FCE. Ce que réfute Mohamed Sami Agli, «il y a une injustice à mon encontre, contrairement à ce qu’a avancé le président par intérim du FCE, sous prétexte que la procédure en vigueur n’a pas été appliquée à la lettre d’où le rejet de ces voix». On reproche également à Mohamed Sami Agli son accointance avec des patrons très proches du président démissionnaire Ali Haddad. Pour l’heure, il s’agira pour lui d’engranger le nombre de voix nécessaires au niveau des bureaux de wilaya, comme le stipule le règlement interne du FCE, pour être éligible.