Le Maroc en successeur désigné ? Lors de la CAN-2021 abritée par le Cameroun, les défaillances étaient nombreuses. Malgré certaines imperfections, la compétition est allée au bout. Toutefois, la Confédération africaine de football (CAF) ne souhaite pas que son tournoi majeur connaisse d’autres mésaventures à l’avenir. C’est pour cela que l’instance n’attendra pas la dernière minute pour juger l’aptitude de la Guinée, qui devrait abriter l’édition de 2025, à assurer le déroulement d’un bon tournoi. Les données actuelles pourraient grandement précipiter la désignation d’un autre pays hôte. Et c’est le Maroc qui tiendrait la corde.

Par Mohamed Touileb
Ainsi, les récents rapports et échos en provenance de Conakry ne sont pas rassurants. Nombreux éléments indiquent que la Guinée ne sera pas en mesure d’assurer son statut de nation organisatrice. Ainsi, le Maroc, qui jouit d’une assise infrastructurelle solide et qualitative, serait tout désigné pour endosser ce costume.

Chantiers en retard et sécurité instable en Guinée
Par ailleurs, ayant affiché son ambition d’accueillir la manifestation footballistique majeure prochainement, l’Algérie n’a pas de garanties réelles pour présenter un dossier de candidature pour ladite date. S’aventurer à jouer sa réputation dans un derby organisationnel n’est pas franchement conseillé en l’état actuel des choses. Surtout quand on connaît tous les arguments que les Marocains présentent dans le domaine d’infrastructures qui assurent la tenue de ce genre d’événements. En tout cas, il faut rappeler qu’en 2015, les Marocains devaient abriter le tournoi continental. Mais l’apparition d’Ebola en Afrique avait dissuadé les voisins d’accueillir la messe continentale sauvée par la Guinée équatoriale. Certes, cette tâche restera indélébile. Néanmoins, la Confédération africaine de football (CAF) ne devrait pas tenir compte et ferait table rase afin d’assurer la pérennité de la messe et lui garantir une séquence sans couacs. Pour revenir à la Guinée, il faut relever qu’actuellement les chantiers pour les 5 stades en construction sont très en retard en plus du contexte sécuritaire instable. En témoigne le coup d’Etat en décembre dernier. C’est pour cela que la CAF montre une certaine réticence à maintenir l’épreuve sur ces terres. Ainsi, la 35e CAN de l’histoire a de fortes chances de se tenir dans un pays nord-africain.

L’Algérie ne doit pas brûler les étapes
Et ça ne devrait pas être chez nous quand on sait que le pays n’a pas encore agrandi son parc de stades avec des enceintes qui ne sont pas finalisées. Même si, sur maquette, la postulation de l’Algérie pour ladite séquence peut être séduisante, on voit mal l’instance africaine encourir le risque d’attribuer l’opus-2025 à l’Algérie. La consolation sera de réunir l’Afrique pour le CHAN-2023. Cela constituera un premier challenge avant de penser au scénario de tenir une CAN chez nous. Un « step by step » nécessaire pour ne pas brûler les étapes et tempérer l’ambition. Réunir les stars du foot africain et les meilleures nations n’est pas une chose facile. Il faut se roder avant de s’attaquer à ces dates phares qui cristallisent toute l’attention et attirent les projecteurs médiatiques. Les prestations organisationnelles sont soumises à la critique. Et le fiasco n’est jamais loin si les imperfections s’entassent. Somme toute, voir l’Algérien postuler pour remplacer la Guinée ne serait pas à l’ordre du jour si la sagesse est prônée. En revanche, les « Verts » pourraient jouir de conditions meilleures qu’au Cameroun dans leur quête d’un nouveau titre à ce niveau sachant qu’en Afrique du Nord, les aires de jeu et la météo sont de meilleure qualité. C’est déjà ça. n