L’équipe nationale de handball féminine aborde la CAN-2022 de la discipline qu’abritera Dakar (Sénégal) du 9 au 19 novembre. Certes, le handball Dz ne va pas pour le mieux avec une instance frappée d’instabilité. D’ailleurs, actuellement, la structure fédérale du « sport à Sept » est sans pilote. Malgré cela, nos dames visent une place dans le dernier carré. Cela peut relever de l’exploit compte tenu des données d’avant-tournoi.

Par Mohamed Touileb
Rabah Graïchi, qui était urgemment de retour en poste après l’annulation des résultats du dernier scrutin par l’IHF, sait pertinemment que « la compétition ne sera pas du tout facile». Toutefois, il assure que « l’objectif reste le même: atteindre le dernier carré pour pouvoir se qualifier au prochain Mondial 2023. Les joueuses sont décidées à puiser dans leurs ressources pour réaliser un bon tournoi ». La barre, assez élevée, est fixée malgré le « manque de préparation » pour nos Vertes qui évolueront dans le groupe ‘’A‘’ où figurent aussi la sélection d’Angola, couronnée à 14 reprises et championne sortante avec 3 consécrations de rang, la RD Congo ainsi que le Cap Vert.

L’expectative avant le tournoi
Pour son entrée en matière, l’EN devra se mesurer aux redoutables Angolaises aujourd’hui à partir de 18h. C’est pour dire que les Dz devront sortir le grand jeu d’emblée pour une rencontre où ils n’ont rien à perdre parce qu’elles ne partent pas favorites. Trois jours plus tard, soit dimanche prochain, les Algériennes joueront les Congolaise avant de donner la réplique aux Capverdiennes le lendemain. Le manque d’expérience des camarades de Sabrina Zazaï pourrait se ressentir. Surtout que c’est une équipe jeune qui a manqué (forfait) la dernière édition du tournoi disputé en 2021 au Cameroun. Aussi, il faut savoir qu’elles étaient dans l’expectative à quelques semaines d’entamer cette compétition importante. En effet, c’est Ryad Oulmane, désigné par Karima Taleb après son élection à la présidence, qui devait driver la sélection pour le rendez-vous sénégalais.
Cependant, après l’annulation des résultats de l’AG élective par l’IHF, il a été convenu de rappeler Graïchi. A ce sujet, le coach confirme bien que « les joueuses ont été fortement perturbées par le changement du staff technique, mais elles ont fini par replonger rapidement dans le travail et amorcer la dernière ligne droite de la préparation. Je suis revenu à mon poste par devoir, j’ai repris mon boulot le plus normalement du monde ».

Difficile de faire mieux que 2018
Concernant l’aspect purement technique, le premier responsable de la barre technique reconnaît que « nous aurions pu avoir une meilleure préparation, mais ça n’a pas été le cas. Il y a eu des stages qui ont été malheureusement annulés, chose qui ne nous a pas arrangés ». Par conséquent, nos handballeuses n’ont fait qu’un seul stage. Il s’est tenu à Tunis (4 au 8 novembre) où elles ont joué les Tunisiennes avec deux défaites 25-17 et 23-21.
Tout ne s’annonce pas facile pour notre « sept national » féminin qui espère faire mieux que lors de sa dernière participation à ce niveau quand les camarades d’Amel Aït Ahmed et ses coéquipières s’étaient arrêtées en quart de finale face à l’Angola. Le meilleur résultat des dames algériennes dans cette épreuve était la médaille d’argent en 1996 au Bénin.

Programme
de l’EN au premier tour :
1ere journée
(jeudi 10 novembre) :
RD Congo – Cap Vert(17h00)
Angola – Algérie(19h00)
2e journée
(dimanche 13 novembre) :
Algérie – RD Congo (15h00)
Angola – Cap Vert (17h00)
3e journée
(lundi 14 novembre) :
Algérie – Cap Vert (15h00)
Angola – RD Congo (19h00)