C’est une entrée en matière délicate que l’équipe nationale a connue pour la CAN-2021
(09 janvier – 06 février) au Cameroun. Pourtant, la qualité de l’adversité pouvait laisser croire que l’EN allait dérouler et ne connaître aucun retard à l’allumage. Quand on joue la Sierra Leone (108e au classement FIFA), la victoire représente un fort taux de probabilité. Mais l’irrationalité du football a fait primer imprévisibilité avec une prestation des Verts -notamment en première mi-temps, qui avait de quoi inquiéter.

Par Mohamed Touileb
Celle-là, on ne l’avait clairement pas vue venir. Se faire accrocher par les Sierra-Léonais est quand même une petite désillusion et un semi-échec. On savait que les entrées en matière étaient compliquées. Néanmoins, on ne pensait vraiment pas qu’on allait se faire autant bousculer par une sélection qui n’avait pas participé à la CAN depuis 26 longues années. Le vécu et la notoriété ne suffisent pas. Il ne s’agit pas de rentrer avec la couronne pour pouvoir prendre les trois points ou les réclamer. Et les «Fennecs» l’ont appris à leurs dépens, mardi, au terme d’une brouillonne prestation durant laquelle ils ont fait preuve d’approximations dans les transitions et un manque cruel de justesse dans la finition.
26% de matchs inauguraux gagnés
Même s’ils sont champions en titre, les «Verts» ont perpétué certaines mauvaises habitudes pour ce qui est de l’entame dans la CAN. Il faut savoir qu’en 19 participations, «El-Khadra» n’a gagné son premier match que 5 fois contre 8 nuls et 6 défaites. On tourne à un pourcentage de victoire de 26% dans les entames de la compétition continentale. Ce qui reste un taux très bas. Il faut rappeler que pour être champion d’Afrique en 2019, les camarades de Riyad Mahrez ont commencé par un succès (2-0) face au Kenya. Et on pourrait rappeler que ce n’était pas vraiment une formalité puisque l’Algérie a eu besoin d’un penalty transformé par Bounedjah pour décanter la situation contre une «faible» adversité sur le papier. Pour cette édition, l’épreuve est amorcée avec plus de difficultés et l’obligation de se contenter d’une seule unité.

Les facteurs de la défaillance
Par ailleurs, s’il y a une différence à relever entre les deux entrées en matière, on pourrait parler de deux facteurs déterminants, le manque de réalisme et le climat qui ont fait que cette défaillance soit précipitée. «Il faisait très chaud et humide. On jouait face à une équipe costaud physiquement et bien organisée. Nous avons du mal à casser les lignes.
Il fallait chercher les intervalles et ceux qui sont rentrés ont apporté leur fraîcheur mais ce fut difficile. Nous avons été agréablement surpris par le climat le jour de notre arrivée mais, aujourd’hui, la chaleur et l’humidité étaient vraiment difficiles. Ça avantage l’équipe qui est en place, qui défend», a analysé Djamel Belmadi. Pour le sélectionneur, ses protégés n’ont pas été assez «tueurs» dans la surface. D’ailleurs, il note qu’«on voulait bien démarrer et commencer par une victoire. Mais je pense qu’on a eu plus d’occasions qu’il n’en fallait. On a failli à notre tâche. Le prochain (face à la Guinée équatoriale). Il faudra le gagner. On joue chaque match pour le gagner». Des réglages urgents s’imposent pour repartir du bon pied dès dimanche prochain. Il n’y a plus droit à l’erreur et aux approximations.