Dans un contexte sanitaire spécial lié au Coronavirus, la Confédération africaine de football (CAF) veut sécuriser la Coupe d’Afrique des nations 2021. Pour le tournoi prévu du 09 janvier au 06 février prochains, l’instance confédérale a annoncé qu’elle autorisait les sélections à élargir leurs effectifs de 23 à 28 joueurs. Pas sûr que les clubs européens apprécieront cette mesure.

Par Mohamed Touileb
Du côté du Vieux-Continent, à chaque fois que la CAN approche, les clubs commencent à « pester ». Ils n’aiment pas trop laisser filer leurs vedettes lors de cette période qui est souvent cruciale pour les formations qui jouent les premiers rôles. On pense notamment à l’Angleterre où la concentration des joueurs africains de grande qualité est conséquente.
Les clubs européens pestent déjà
D’ailleurs, du côté de Liverpool, l’entraîneur Jürgen Klopp appréhende fortement les départs de Naby Keita (Guinée), Sadio Mané (Sénégal) et Mohamed Salah (Egypte). Le club aurait même souhaité négocier avec les fédérations des joueurs concernés pour les retenir. Surtout qu’ils manqueront une partie du fameux « Boxing Day ». C’est pourquoi le board des « Reds » essaie d’obtenir une libération tardive de ce trio. Le technicien allemand veut que la triplette soit présente pour les explications contre Leicester le 28 décembre et le déplacement à Chelsea prévu 5 jours plus tard.
En effet, il faut savoir que les joueurs peuvent être disponibles pour leurs sélections à partir du 27 décembre selon les règlements de la FIFA. Le fait que la CAF élargisse le spectre des effectifs pour l’épreuve continentale n’est certainement pas fait pour soigner la cote d’une CAN hivernale devenue la hantise de nombreuses écuries en Europe et qui cache un préjudice pour les internationaux de la zone Afrique.

C’est mieux en été ?
Toutefois, il faut savoir que « les sélections qui intégreront des joueurs parmi ces 5 en plus auxquelles elles ont droit devront les prendre en charge.» Cette condition pourrait dissuader des instances certaines associations de recourir à cette option bien qu’elle puisse s’avérer une sacré carte dans le cas de contamination dans les rangs sachant que les footballeurs proviendront de différents pays et que la 4e vague de la COVID-19 est annoncée pour cette hiver.
Ces éléments ne s’étaient posés lors de l’édition 2019. Primo, il n’y avait pas de pandémie mondiale. Secundo, la compétition s’était déroulée en été et la question sur la libération des joueurs ne se posait pas. Malgré cela, la CAF a décidé de renoncer à la période estivale pour retrouver sa périodicité d’avant. Sur nombreux points, cette démarche devrait être repensée. Et, pour ne rien arranger, le Cameroun, pays hôte du rendez-vous biennal, n’est pas complètement prêt à un peu plus de deux mois du coup d’envoi.