Le Sénégal, finaliste malheureux de la CAN-2019 face à l’Algérie, affrontera le Burkina Faso lors de la première demi-finale de la CAN-2021 qui se déroule au Cameroun (09 janvier – 06 février). L’explication se tiendra ce soir (20h) au stade Ahmadou-Ahidjo (Yaoundé). Les Sénégalais affichent de l’ambition pour postuler à l’avènement pour la seconde édition, alors que les Burkinabés visent à continuer de créer la sensation.

Par Mohamed Touileb
Le match peut paraître équilibré. Mais le Burkina Faso est là où peu de monde l’attendait. Après s’être défait du Cap-Vert en huitièmes et la Guinée équatoriale en quarts, les Sénégalais affrontent un autre adversaire qui est loin d’être un foudre de guerre en Afrique, avec tous les dangers que cette sortie risque de comporter.

Malo ne se dégonfle pas
Toutefois, il faut noter que les « Lions de la Téranga » ont réussi à tenir leur rang contrairement à notre sélection par exemple ou le Maroc qui n’ont pas pu atteindre le carré d’as. Les protégés d’Aliou Cissé n’ont pas vraiment été impressionnants. Ils ont même été bousculés par moments lors des tours précédents. Mais ils ont pu s’en sortir grâce à la profondeur et la qualité de leur banc ainsi que la présence de Sadio Mané qui a fait prévaloir son talent. Malgré ces atouts, les Burkinabés comptent bien les évincer et aller au bout de cette compétition. Et ce, en dépit de la difficulté de la mission. « Qui est favori ? Sur le papier c’est clair (le Sénégal). Nous n’allons pas changer parce que nous affrontons le Sénégal. L’essentiel est de rester nous-mêmes contre de telles équipes. On va garder notre identité de jeu », a indiqué hier Kamou Malo en conférence de presse.

« Une grosse bataille »
Pour lui, ce match et la qualification ont un intérêt qui dépasse l’aspect purement sportif quand on sait la crise politique que traverse le pays. « Nous avons dédié la qualification à notre peuple, qui traverse des remous politiques et sociaux. Nos compatriotes sont endeuillés depuis des années par le terrorisme. Je pense que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir… Nous voulons leur donner un brin de bonheur. Oui, ce contexte nous donne un supplément d’âme. Nous aurons à cœur de leur offrir ce trophée », lâche le sélectionneur. Ce paramètre pourrait inciter Bertrand Traoré et ses compatriotes à se sublimer. C’est pour cette raison que le Sénégal devra se montrer méfiant afin de pouvoir valider son ticket. Aliou Cissé s’attend à « une grosse bataille » face aux « Etalons ». Et c’est peu de le dire compte tenu de ce que le Burkina Faso a pu montrer depuis le début du tournoi. Mine de rien, on parle d’une sélection qui a disputé 3 demies lors des 5 dernières séquences de l’épreuve continentale. Somme toute, chacune des deux équipes a ses chances pour rallier l’étape finale de ce challenge dans sa 33e séquence et y retrouver soit le Cameroun soit l’Egypte qui joueront demain soir (20h) au stade Olembe. Près du firmament, tout le monde a le droit de rêver de consécration.