Incapable de se qualifier pour le championnat du Monde lors des deux dernières séquences (2017 en France et 2019 co-abrité par le Danemark et l’Allemagne), l’équipe nationale a validé son billet pour la prochaine édition qu’organisera l’Egypte en 2021. Une qualification acquise à la faveur d’une présence dans le carré d’as du championnat d’Afrique des Nations qui se déroule actuellement en Tunisie (16-26 janvier).

Champions d’Afrique en 2014 en Algérie, quatrièmes en 2016, Sixièmes en 2018, les « Verts » sont assurés de terminer 4es au minimum pour l’opus 2020. En battant le Cap-Vert (25/23) dans le premier match du tour principal disputé lundi, les coéquipiers de l’omniprésent Messaoud Berkous se sont assuré une qualification pour le « final four ». Ils ne savent pas qui ils affronteront pour une place en finale. Ça sera soit l’Egypte, sérieux favori, ou l’Angola, un outsider en force. En tout cas, l’adversité sera relevée compte-tenu de la forme d’ « El-Khadra » lors des 6 dernières années. On parle là d’une équipe qui était dans une phase de régression avérée. Les résultats lors des deux derniers tournois africains et l’absence des Mondiaux 2017 et 2019 confirment largement ce constat. Ce petit retour au premier plan devrait retaper, ne serait-ce qu’un « chwiya », le moral des amoureux de la petite balle en Algérie.

Sans pression
Le petit sursaut d’orgueil soulagerait aussi les responsables de la Fédération algérienne de handball (FAHB), à leur tête le président Habib Labane, ainsi que le nouveau sélectionneur Alain Portes qui faisaient de la qualification pour l’épreuve planétaire l’objectif essentiel de cette 23e participation à la CAN : « atteindre les demi-finales de la CAN-2020, nous permettra d’assurer la qualification au Mondial, mais il faudra d’abord réussir à se hisser à ce stade de la compétition en réussissant à gagner nos quatre premiers matchs», avait prédit le sélectionneur du sept national en notant que «le principal objectif est la qualification au Mondial-2020, après si on réussi à faire mieux tant mieux.
Sinon il ne faut pas espérer plus que nos moyens.» Beaucoup de personnes de la famille handballistique algérienne pensaient que finir 3e de la messe continentale serait déjà une performance honorable pour Ryad Chahbour & cie. La participation aux Jeux Olympiques 2020 de Tokyo (Japon) a été mise dans la case de la « mission impossible ».
Cet honneur, connu pour la dernière fois à l’occasion des Olympiades 1996 à Atlanta (Etats-Unis), n’est conféré que par le sacre dans le rendez-vous tunisien ou le sursis du vice-champion qui disputera le TQO (Tournoi qualificatif olympique). «Cela fait plusieurs années que notre sélection n’a pas fait une aussi bonne préparation, même s’il reste encore du travail pour aspirer à se mettre au même niveau que les Tunisiens et Egyptiens qui vont certainement batailler pour le seul ticket donnant accès aux JO-2020 », a jugé Mustapha Dobala, ancien international.
Mirifiques Jeux Olympiques
Pour l’instant on se dirige vers ce scenario. A moins que les poulains de Portes réussissent à surprendre la Tunisie ce soir (18h) pour terminer premiers du tour principal et affronter, fort probablement, l’Angola en demie. A vrai dire, le nouveau mode de compétition a joué à l’avantage de notre sélection qui n’était pas contrainte de jouer les habituels deux matchs à élimination directe pour se hisser dans le dernier carré. Surtout avec une défense dangereusement perméable qui a encaissé 87 buts en 4 sorties. En effet, la Confédération africaine de la discipline (CAHB) a décidé de changer les choses pour la version 2020. Les premiers de chaque poule du premier tour (devenu tour préliminaire), se qualifiaient pour le tour principal représenté par un autre quartet dans lequel les leaders de deux quatuors débutent avec 2 points au compteur contre 0 pour les seconds. Une sorte de sursis numérique qui a placé les Tunisiens et Algériens en ballotage très favorable pour poursuivre le tournoi.
Cette reformulation du parcours a donc servi nos représentants pour valider, de manière prématurée, un des six strapontins donnés à l’Afrique pour le Mondial 2021.
La satisfaction doit être mesurée mais cela n’enlève rien à la volonté de l’équipe à retrouver les devants de la scène continentale et universelle. Désormais, il faudra travailler pour consolider les fondations et rehausser le niveau et retrouver le statut d’antan.