Les favoris pour la Coupe d’Afrique des nations 2019 (21 juin – 19 juillet) en Egypte sont nombreux. Dans une forme inédite avec 24 écuries en lice, le chemin vers le sacre sera rallongé. Le vainqueur devra jouer un match de plus. Le Sénégal, l’un des cinq dernières sélections africaines mondialistes, devra assumer le statut de candidat sérieux pour le triomphe. Aliou Cissé, sélectionneur des « Lions de la Téranga », ne s’en cache pas et pense que ses protégés ont les moyens de s’affirmer lors de cette compétition.

Versé dans la poule « C » en compagnie de l’Algérie, du Kenya et de la Tanzanie, le Sénégal espère aller le plus loin possible dans la messe africaine. Mais, pour décrocher le trophée, il faudra d’abord passer la phase de groupes. Une mission qui semble relativement facile pour une équipe qui compte un potentiel humain très riche. D’autant plus que les quatre meilleurs troisièmes poursuivront l’aventure à l’issue du premier écrémage. En tout cas, pour Aliou Cissé, driver de la sélection sénégalaise : « avant de parler de finale, il faut sortir d’abord de sa poule. On verra après ce qui se passera au niveau des matches définitifs qui se joueront par élimination directe. Notre philosophie, c’est de prendre les matchs les uns après les autres. On a sept matchs pour aller en finale mais, il faut commencer par le premier.» Pas d’étape à griller donc même si le coach sait qu’il a un groupe bien armé pour durer dans ce rendez-vous biennal.

Sénégal – Algérie : la « belle bataille »
En tout cas, les coéquipiers de Sadio Mané auront le temps de faire un tour de chauffe puisqu’ils joueront les Tanzaniens lors de la première sortie prévue 23 juin au stade 30 juin du Caire. Quatre jours plus tard, ils se mesureront à nos « Fennecs » dans ce qui constituera l’un des chocs précoces de la CAN 2019 dans son 32e opus. Ça sera la 3e édition que les deux équipes se croisent dès le premier tour. « Comme par hasard, c’est la troisième fois consécutive que nous allons jouer l’Algérie dès les matches de groupe et en Egypte, nos chemins vont encore se croiser. C’est une longue histoire entre les deux formations qui sont des institutions du football africain », note Aliou Cissé qui précise que « l’Algérie n’est plus à présenter.
Aujourd’hui, ils sont en train de se bonifier avec l’arrivée de Djamel Belmadi que je connais. C’est un ami, on a grandi dans le même quartier à Paris. Donc, ce sera une belle bataille. Le Sénégal et l’Algérie seront les favoris de cette poule.»
Par ailleurs, le successeur d’Alain Giresse ne néglige pas les deux autres prétendants du quatuor dans lequel son team est engagé : «il ne faudra pas sous-estimer le Kenya et la Tanzanie. Mais je vous le dis : nous n’avons peur d’aucune équipe aujourd’hui», avertit-il.

Bilan intéressant et stabilité payante
Cissé, qui est en poste depuis 26 mois, est donc sûr de la force de ses troupes.
Lui qui devrait communiquer la liste des joueurs le 31 mai prochain. Depuis son arrivée à la tête du Sénégal le 5 mars 2015, il a eu le temps de le diriger dans deux tournois majeurs.
D’abord, la CAN 2017 au Gabon où il avait été sorti par le Cameroun, tenant du titre, en quarts de finale puis la Coupe du Monde 2018 en Russie.
Lors du tournoi planétaire, les héritiers d’El Hadji-Diouf ont été sortis après les trois premières rencontres. Niveau bilan, Cissé a passé 37 tests pour 22 victoires 9 nuls et 6 défaites seulement.
Il reste, et c’est à préciser, sur 5 succès de suite. C’est pour montrer le potentiel des « Lions de la Téranga » qui pourraient potentiellement succéder à ceux Indomptables du Cameroun.